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RESPONSABILITE DE L’ETAT (Autorité souveraine), en tant qu’Etat de droit s’exerçant sur les populations installées sur notre Territoire déterminé, dénommé Pays, est responsable de la vie de ces populations. En tant qu’Etat égalitaire, il a l’obligation de créer les conditions nécessaires pour satisfaire les besoins des habitants de notre Congo na biso en favorisant, pour chacun d’entre nous, une vie bonne et épanouie. La satisfaction de ces besoins dépend de la production des biens et services, qui résultent des activités des Entreprises, elles-mêmes fonction du travail des femmes et des hommes résidant dans notre pays. Pour atteindre cet objectif, l’espace du champ d’actions de l’Etat sera le District où l’Administration Territoriale Publique, les services de santé, l’enseignement, l’habitat, l’eau, l’électricité, l’entretien routier, les PTT, les banques, la sécurité, la justice, les marchés d’intérêts départementaux seront présents. INVESTISSEMENTS. Tout Etat moderne d’un Pays, comme le Congo, fonctionne de manière optimale grâce à son Economie qui est le résultat de l’activité des Entreprises avec objets sociaux à créer, à réhabiliter et à renforcer pour sortir de l’économie informelle. Dans tout pays du monde, les entreprises (production nationale ou locale) servent, avant tout, à satisfaire les besoins immédiats à court, moyen et long termes des habitants du pays en question : c’est le marché intérieur qui joue un rôle dans la croissance et le PIB (produit intérieur brut) alors que le commerce international ne joue en réalité qu’un rôle de compensation. Satisfaire les besoins vitaux de notre population passe par la création des Entreprises publiques dans les secteurs des infrastructures et les services publics ; ces entreprises peuvent être confiées en gérance aux partenaires nationaux et expatriés. Cette politique d’investissement d’envergure de l’Etat aura pour objectif d’intensifier les activités - hors pétrole et (surveiller) vente du bois – dans les secteurs de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche, etc.Notre population est de l’ordre de moins 5 millions d’habitants ; sa croissance est estimée de 19 à 24 ans (Source : Nations unies, World Population Prospects : the 2006 Revision , département des affaires économiques et sociales, division de la population). C’est donc une population très jeune. La jeunesse de notre population qui constitue la force vive du pays et le faible taux d’habitants sont des atouts favorisant rapidement le développement. Paradoxalement, cette force vive apte à l’innovation est laissée en léthargie sans activité professionnelle parce que l’Etat n’a pas su ni créer les entreprises publiques ni favoriser le secteur privé pour utiliser cette somme d’énergie dans la création de la richesse nationale. Pour remédier à ce manquement, il semble indispensable de prendre des mesures d’encouragement de l’initiative privée et que l’Etat investisse enfin dans la création des entreprises. J’ai cru comprendre que le Président de la République a pris un décret présidentiel prévoyant l’assainissement et le développement du secteur privé.  GESTION DU PATRIMOINE COMMUN. L’objectif principal est de créer les conditions nécessaires à l’élévation du niveau de vie des populations installées dans notre Pays. Pour atteindre cet objectif, la bonne gestion de nos finances publiques constitue la stratégie fondamentale c’est-à -dire renforcement de la discipline budgétaire, resserrer les modalités de contrôle des dépenses publiques, avoir maintenant la maîtrise de la masse salariale publique. Ensuite, voir les conditions d’attribution des marchés publics pour les adapter à l’environnement international. Les moyens à mettre en œuvre s’articulent autour de la performance de l’Administration Publique et des Entreprises. BUDGET DE L’ETAT EXERCICE 2011 (Haut de page) Le projet de Loi des finances de l’Etat 2011 adopté par le gouvernement le 1er octobre 2010 s’élève à 3004 milliards 653 millions de F Cfa. Si l’on fait exception du service de la dette, il est en net augmentation par rapport à celui de l’exercice 2010 qui s’élevait à 2814 milliards 900 millions de F Cfa - hors service de la dette l’IPPTE.  Principaux chapitres du budget 2011 Dépenses de l’Etat : 1761 milliards 78 millions de F Cfa / 1467 milliards 783 millions de F Cfa (2010) soit une très importante augmentation de 293 milliards 285 millions de F Cfa. Dépenses de personnel : 211 milliards 443 millions de F Cfa / 188 milliards de F Cfa (2010) ; la forte augmentation de plus de 14 milliards 727 millions de F Cfa s’expliquerait par la levée des mesures de blocage des salaires (à partir de quand commence-t-on cette levée et qui va en bénéficier ; les fonctionnaires partis entre temps à la retraite bénéficieront-ils de ces mesures ?) et la nouvelle grille des salaires (quel indice de référence, le fonctionnaire civil ou le militaire ?) ainsi que le recrutement de 5 000 nouveaux fonctionnaires. Dépenses d’investissement : 1013 milliards 512 millions de F Cfa dont 800 milliards de F Cfa financés en ressources propres et 213 milliards 512 millions sur ressources externes / 674 milliards 257 millions de F Cfa dont 475 milliards 100 millions de F Cfa en ressources propres et 199 milliards 157 millions de F Cfa sur ressources externes (2010). strong>Infrastructures de base : 566 milliards 678 millions de F Cfa. Projet des secteurs sociaux : 133 milliards 538 millions de F Cfa. Agriculture : 40 milliards de F Cfa/an pendant les quatre prochaines années. D’après le gouvernement : les principaux indicateurs macroéconomiques sont satisfaisants. La croissance est prévue à 12,1% en 2010 et à plus de 11% en 2011 (en net recul). La dette publique ne représente plus que 3,5% du PIB en 2010 contre 7,1% en 2009. La demande interne, l’investissement, croîtrait de 31,13% en 2010. En définitive, le compte-rendu sur ce budget fait par le porte-parole du gouvernement (Les Dépêches de Brazzaville n°1087, lundi 04/10/2010 p.7) n’appelle aucun commentaire car il est tout sauf une présentation d’un budget d’un Etat car les % affectés aux différents départements ministériels ont été soigneusement dissimulés pour avoir une vue plus précise si ce budget répond bel et bien aux attentes des habitants du Congo.D’où nos questions. Ce budget adopté par le gouvernement permet-il d’enrayer la spirale de la pauvreté et engager la politique de création des entreprises pour faire décoller l’économie du Congo par la mise en place de notre marché intérieur en résorbant l’ensemble des sans-emplois et des chômeurs ? Quel est son impact à l’international d’autant qu’un budget national doit forcément être mis en rapport avec l’environnement international dont il est tributaire surtout que le pays est engagé dans le programme de l’IPPTE ? Face à la globalisation financière, quelles stratégies économiques et sociales nationales le gouvernement entent-il mener pour développer notre marché intérieur?  ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL (Haut de page) L’environnement international se trouve dans une instabilité chronique inquiétante du fait de la crise financière intra bancaire, multi nationale qui entretient la récession économique mondiale. Cette situation qui provoque des crises sociales à travers le monde fait ressortir les vieux démons de l’identité nationale comme la solution miracle pour faire faire face aux effets pervers de la globalisation dont l’objet essentiel est de légitimer la domination financière des spéculateurs sous le prétexte de mondialisation. Face à ces crises sociales, le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) a publié un rapport en date du 14/04/2008 (Le Monde diplomatique N° 675, Juin 2010) qui pose sans détour la question : « la mondialisation est-elle un facteur de paix ? » et d’étayer ce que tout économiste, tout financier voire tout monétariste connaît depuis des lustres : « plus les pays sont ouverts au commerce international, plus leur conflictualité tend à augmenter. Le commerce bilatéral entre deux pays diminue la probabilité de guerre future entre les deux pays. Le commerce total multilatéral entre ces deux pays et le reste du monde augmente la probabilité de guerre future eux. » On voit que la crise financière, issue de l’excès de mondialisation, entraîne un séisme sur les marchés boursiers dont les conséquences, entre autres, sont les désordres sociaux et les déficits budgétaires des Etats engagés à des plans d’austérité que l’on observe un peu partout. En Europe, la Grèce, l'Espagne et le Portugal ne seraient que le côté émergé de l’iceberg qui risque d’emporter la laborieuse construction de l’Union européenne. Réinitialiser les systèmes monétairesNotre économie et notre monnaie, le F Cfa, sont fortement tributaires de l’économie internationale, notamment de l’Europe et de l’euro, la monnaie européenne, il est permis de poser ces questions : la Banque Centrale Européenne (BCE) peut-elle réellement continuer à contenir l’hémorragie et jusqu’à quand, pour enrayer la dégringolade des bourses ; ne pourrait-on pas plutôt évaluer les rapports entre toutes les monnaies en fonction de l’économie de chaque pays membre afin de réinitialiser l’ensemble de tous les systèmes pour éviter ce qui a failli se passer au mois de Mai 2010 c’est-à -dire la disparition pure et simple de l’euro et nous avec ; ne devrait-on pas engager un vrai débat sur le rôle des banques centrales et des banques primaires, pour redéfinir le rôle de la monnaie, afin que nos États, surtout de nos pays africains qui n’ont pas de monnaie de compensation, ne soient plus la proie des spéculateurs prédateurs financiers qui jouent avec les marchés boursiers pour fragiliser les États et les rendre ainsi vulnérables ? Aussi, l’Hexagone, l’Europe, les États-Unis, le Canada, le Parlement européen, etc., des pays déjà construits dont l’activité essentielle aujourd’hui est le service, ont besoin de nouveaux marchés à construire pour faire fonctionner leurs hauts-fourneaux pour une production nouvelle. Création des Etats-Unis d'Afrique Centrale Voilà pourquoi la création des Etats-Unis d’Afrique Centrale, entre autres, procède des stratégies économiques et sociales nationales pour réaliser ce nouveau marché intérieur sous-régional. Cette création est une nécessité car elle est aussi la solution à la récession mondiale. Cela peut paraître utopique. Je le voudrais fermement car l’Union européenne et l’euro sont la réalisation d’une utopie pour éviter les guerres en Europe. Dans cette perspective, le Congo doit avoir l’ambition, doit se révéler, d’être un allié de premier choix incontournable. Notre position centrale au sein de la sous-région de l’Afrique centrale qui renferme la quasi-totalité des ressources naturelles de la planète dont l’économie mondiale a besoin, l’accès à la Haute-Mer, le fleuve Congo, deuxième du monde, etc., et nous devons en prendre réellement conscience. La construction des États-Unis d’Afrique Centrale constituerait donc une vraie opportunité d’investissements pour nos amis des Mers du Nord pour relancer l'économie classique qui a fait ses preuves ailleurs pour sortir du marasme économique dans lequel la quasi-totalité des pays de nos partenaires est plongé. Le Congo, un grand marché à construire Je l’ai déjà dit et répété, les États des Mers du Nord ont des équipements et nous, nous avons besoin de ces équipements parce que tous nos pays d’Afrique sont à construire. C’est donc un grand marché qui s’offre et qui existe et qu’ensemble, eux et nous, nous devons réaliser. Nous avons besoin de nos partenaires, comme eux ont besoin de nous, il est donc possible de saisir cette opportunité pour raffermir les relations Sud/Nord par un partenariat économique efficace par la création des entreprises ayant des objets sociaux en Afrique pour mettre fin aux échanges virtuels. Le Congo doit continuer à renforcer la paix des armes pour s’attaquer à l’épineuse question de la paix sociale indispensable pour la stabilité du pays afin que nous puissions négocier l’établissement d’un axe majeur Paris/Strasbourg/Washington/Brazzaville de partenariat qui soit le fer de lance de l’économie internationale. L’Afrique en général, l’Afrique centrale singulièrement doit devoir compter sur ses partenaires pour créer, réhabiliter les entreprises en vue des productions nouvelles pour satisfaire les besoins de tous les consommateurs africains ; in fine on s'acheminera vers la sortie de la récession économique mondiale. En conséquence, nous, hommes politiques africains, nous nous devons d’avoir des politiques incitatives intéressantes et innovantes d’attrait pour l'investissement ; c'est notre façon d'exercer notre devoir de solidarité vis-à -vis des partenaires des Mers du Nord qui, eux, ont le Know How et les équipements dont nous avons besoin, nous pouvons, nous devons les acquérir pour construire nos pays d’Afrique. C'est la voie préférentielle de la relance économique par la consommation par une production nouvelle des activités industrielles et commerciales et nous, d’offrir à nos concitoyens africains le confort de ces équipements acquis en échange des ressources naturelles. Le budget de l’Etat exercice 2011 permet-il cette ambition ? Modeste BOUKADIA, président du C.D.R.C. Ancien candidat déclaré à l’élection présidentielle 2009 Brazzaville, le 14 octobre 2010 – Remis à la presse nationale et étrangère le 16/10/2010  Menu BUDGET DE L’ETAT EXERCICE 2011 |
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