CDRC elections presidentielles Congo 2009

Le peuple a le droit de dissoudre le gouvernement pour libérer l'Etat !

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Modeste Boukadia et jeunes de Pointe-Noire, Congo Modeste Boukadia et jeunes de Pointe-Noire, Congo
Quand un mouvement est juste et vient du peuple, en particulier des jeunes qui voient leur avenir compromis parce que laissés sur le bord du « Chemin d'avenir », ce mouvement encourage l'émulation chez les autres jeunes d'autres pays dirigés par des autocrates. Dès lors, par exemple au Congo, les jeunes congolais ont le devoir de se poser la question suivante « y a-t-il une différence entre la Tunisie de Ben Ali et le Congo ou encore entre l'Egypte de Hosni Moubarak et le Congo en matière d'accès aux droits constitutionnels ? » La réponse évidente est NON. Surtout que ce sentiment d'abandon est confirmé par les constations légitimes d'un homme du sérail lucide qui, en mars 2011, le ministre Emmanuel Yoka en présence du président Sassou Nguesso et de nombreux dignitaires du PCT/RMP évoque « qu'il n'est pas normal que nous sommes seulement 3% de la population qui profitons des immenses richesses du pays ! »

Dès que le peuple constate que le pouvoir n'est plus au service de la communauté tout entière et ne satisfait plus les besoins vitaux de la population, « le peuple a toujours le droit de dissoudre le gouvernement qui s'écarterait de sa propre raison d'être pour libérer l'Etat. » C'est ce qui a donné naissance à la "révolution de Jasmin" en Tunisie et au "printemps arabe" en Egypte et partout ailleurs où les peuples manifestent pacifiquement. Beaucoup de pays d'Afrique subsaharienne, dont le Congo/Brazza, sont dans cette configuration où le pouvoir est essentiellement au service du président, de sa famille et de son entourage au détriment du grand nombre de la communauté. On sait que les mêmes causent produisent toujours les mêmes effets. Donc forcément, le "printemps arabe" a rendez-vous avec l'Afrique subsaharienne dont le Congo. C'est une question de temps et ce malgré les colmatages pour briser les départs de feu !

"Etouffer les départs de feu » est un mauvais calcul"

D'ailleurs le gouvernement encourage l'organisation de telles manifestations pacifiques car « étouffer les brèches d'où pourraient partir le feu » est la preuve que le pouvoir de Brazzaville est en mesure de satisfaire les revendications de bien-être des Congolais puisqu'il arrive à donner satisfaction à ceux qui revendiquent ; cette réalité donne de la force et de la conviction aux manifestations en puissance de se concrétiser car le pouvoir prouve, par ces « colmatages et ces étouffements » qu'il peut satisfaire aux besoins de ceux qui sont lésés ou qui souffrent. Pourquoi le peuple et les jeunes se satisferaient-ils donc du peu s'ils peuvent obtenir à la place le plus ? « Colmater et étouffer les départs de feu » est un mauvais calcul, une très mauvaise solution.

La vraie et unique solution reste et demeure le CHANGEMENT qui est inexorable. Le pouvoir de Brazzaville doit s'y préparer car rien n'est au-dessus de la détermination d'un peuple qui voit sa jeunesse sacrifiée !

Modeste BOUKADIA
Article sur Facebook, le 19 juin 2011

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