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Réhabiliter l'Etat et le marché intérieur pour arriver au Nouveau Congo, le Congo na biso

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Modeste Boukadia au bord du fleuve Congo Modeste Boukadia au bord du fleuve Congo
L'objectif du C.D.R.C. reste et demeure la réhabilitation de l'Etat, dans toute notre République héritée le 28 novembre 1958, pour la mise en place du marché intérieur dans notre pays.

Tout d’abord, je me félicite que la Proclamation de la République, le 28 Novembre 1958, qui a été éclipsée au profit de l’Indépendance, le 15 Août 1960, dans notre pays prenne enfin toute sa plénitude afin que tous les habitants de notre Congo accèdent aux mêmes droits et aient les mêmes devoirs, comme nous le proclamons dans la déclaration des principes du C.D.R.C.

Ceci étant dit, je saisis cette opportunité, que m’offre M. Nara Bely par son commentaire publié sur ce site, comme suite à l’article paru dans les colonnes du journal Talassa N°255 du 26/10/2010 sous le titre « Après dix mois d'absence, Modeste Boukadia, refait surface » pour les remercier, lui et le journal, pour réaffirmer que « l’objectif du C.D.R.C., en tant que parti de gouvernement, reste et demeure la réhabilitation de l’Etat, dans toute notre République héritée le 28 novembre 1958, pour la mise en place du marché intérieur dans notre pays ».
  • La population de notre pays est estimée à moins de 5 millions d'habitants ; le chiffre exact sera connu après le recensement général à venir conformément au décret signé par le Président de la République, pour l'émission de notre masse monétaire pour le fonctionnement optimal de l'Etat.
  • Le budget de l'Etat exercice 2011 est fixé à 3004 milliards 653 millions de F Cfa (L'Autre politique, Congo na biso : les grandes lignes ; Analyse globale du budget 2011 in http://www.congo-sangha.com).
  • La production pétrolière est estimée à 127 millions de barils pour des recettes de l'ordre de plus de 2.223 milliards 141 millions de F Cfa (Gilbert Ondongo, ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, Les Dépêches de Brazzaville N°1098 du 19/10/2010).

Pour ce qui est des chiffres ci-dessus, ils sont ce qu'on souhaite leur faire dire ou leur faire croire car personne n'en a vraiment la pleine maîtrise !

C'est ainsi que l'on entend ici et là dire de ces chiffres : « Le projet de budget de l'Etat exercice 2011, arrêté en recettes en dépenses à la somme de 3 004,653 milliards, doit permettre au Congo de passer de son statut de pays sous-développé à celui de pays émergeant [car] c'est la première fois que l'Etat congolais va disposer d'un budget général dépassant les trois mille milliards de F Cfa » ; pendant que M. Gilbert Ondongo menace « Est à jamais révolu le temps où les opérateurs économiques se promenaient avec dans leur sac des copies du budget de l'Etat, et passant d'un bureau d'un ministre à un autre à la recherche des marchés de gré à gré. Marchés qui finissent, pour certains, par être payés, après quelques tractations sous les manguiers du Trésor public, sans que les travaux soient exécutés. Désormais l'appel d'offres ouvert ou la mise en concurrence des fournisseurs agréés de l'Etat constitue la règle » (Les Dépêches de Brazzaville N°1098 du 19/10/2010).

Nous sommes gré au ministre des Finances, du budget et du portefeuille public car ce qu'il annonce a été clairement exprimé dans notre contribution « Comment Gérer notre Patrimoine Commun » parue dans La Rue meurt N°684 du jeudi 25 mars 2010, page 4. Aussi, pour ce faire, commençons par le commencement : la REHABILITATION DE L'ETAT pour que celui-ci joue pleinement son rôle de Premier Investisseur dans la création des entreprises, des biens et services pour qu'il satisfasse aux besoins de la population dont il a la responsabilité. Sinon, comment vouloir prétendre « passer du statut de pays sous-développé à celui de pays émergeant » sans entreprises, outre les recettes pétrolières et du bois, et sans sécurité sociale pour la population ?

C'est pourquoi, il est indispensable de mobiliser l'ensemble des énergies et des intelligences que compte le pays pour s'attaquer à l'épineux problème de la paix sociale en procédant à la mise en place de notre marché intérieur pour nous projeter ensuite dans la construction d'un marché plus grand, celui des Etats Unis de l'Afrique Centrale.

Tel est notre rôle d'homme public d'engager le pays vers le futur en s'appuyant sur le rôle de la presse en tant que courroie de transmission de la pensée politique en direction de la population, les citoyens voire les électeurs. Il est clair qu'en fonction de la ligne éditoriale de chaque journal, le message peut être transmis d'une manière ou d'une autre ; mais, c'est le même message. C'est cela la liberté de la presse que je défens. Il est aussi clair qu'un lecteur, en fonction de ses attentes, peut objecter sur la non-lisibilité d'une information transcrite par la presse à l'attention de la population. C'est aussi cela la liberté de penser qui grandit, qui fait avancer la démocratie dans un pays.

Au-delà des échanges entre les lecteurs et la presse, ce qu'il faut éviter et que nous récusons, c'est la polémique. Lecteur comme internaute voire journaliste, nous sommes embarqués dans le même bateau de la construction de notre pays, nous devons donc regarder devant, aller de l'avant dans la réhabilitation de l'Etat de droit afin que tous les habitants du Congo, à nous tous, disposent de la sécurité sociale et des conditions d'épanouissement et de développement individuel ; pour que nous donnions au Congo des infrastructures dignes d'un Etat moderne. Nous, nous sommes engagés dans la bataille de la paix sociale cela veut dire qu'au-delà de nos idéologies, nous sommes condamnés à travailler ensemble, dès lors la réhabilitation de l'Etat et la mise en place de notre marché intérieur sont au cœur des préoccupations.

Dans la déclaration des principes de notre parti, le C.D.R.C., nous avons mis en exergue la République héritée du 28 Novembre 1958 car elle est notre socle et tous les habitants doivent y vivre avec les mêmes droits et devoirs parce qu'elle est l'expression tangible de notre territoire national dont les districts sont la partie visible du rapprochement de l'Etat vers les habitants, car l'Etat en tant qu'Autorité souveraine a l'obligation impérieuse de satisfaire les besoins de tous les habitants par la création des entreprises, des biens et services.

Tel est l’objectif inaliénable auquel les Congolaises et les Congolais de l’intérieur et de l’extérieur doivent s’atteler :
  1. 1. Réhabilitation de l’Etat ;
  2. 2. Mise en place du marché intérieur.

Tout ceci sur les fondements que le C.D.R.C. a pris soin d’énoncer car ils sont la clé pour que notre pays accède au statut de Nouveau Congo, le Congo na biso. C’est ainsi et non autrement même avec un budget exorbitant soit-il.

Modeste BOUKADIA, président du C.D.R.C.
Ancien candidat déclaré à l'élection présidentielle 2009

Brazzaville, le 03 octobre 2010

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