CDRC elections presidentielles Congo 2009

Offrons au Congo un vrai débat d'idées pour les Présidentielles 2009 !

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Je ne comprends pas pourquoi l'ancien porte-parole s'en prend à son mentor alors qu'il portait si volontiers, avec déférence, sa bonne parole ? Est-ce par diversion, ou pour brouiller les dessous des cartes qui lient l'un l'autre, voire une demande implicite pour retrouver son portefeuille de Ministre de l'économie et des finances ? Est-ce encore une manœuvre dilatoire pour empêcher le Congo d'aller enfin de l'avant vers le CHANGEMENT ?

Quoiqu'il en soit, le moment est enfin venu pour offrir au Congo un vrai débat d'idées lors de ces présidentielles de juillet 2009 afin que chaque citoyenne et chaque citoyen sache ce que propose tout candidat à la Présidence de la République.

J'affirme que ma candidature est authentique et indépendante tant du Président Sassou Nguesso que du PCT/RMP et que je ne saurais rejeter personne. Je redis n'avoir jamais perçu de ces derniers, ni de leurs mentors, aucun centime.Je propose l'UNION NATIONALE, c'est ma volonté intrinsèque, car la situation de l'état du pays nécessite la participation de toutes les forces vives de notre Congo na biso pour sa reconstruction, sur la base d'un Programme de gouvernement centré sur la mise en place de notre marché intérieur avec la restauration du rôle déterminant et prédominant de l'Etat dans les secteurs où le secteur privé ne peut agir.

Je suis pour un passage de témoin en douceur et pour la continuité de l'Etat dans le cadre de notre République, Une et Indivisible, proclamée le 28 Novembre 1958 par les Pères fondateurs, Félix Tchicaya, Jacques Opangault, Fulbert Youlou. C'est notre seul et unique Projet de société commun inaliénable.La réhabilitation de l'Etat, dans toutes ses structures fonctionnelles, au service de tous nos concitoyens sur l'ensemble de notre République va impulser l'unité nationale et la concorde.

C'est la garantie pour le Président Sassou Nguesso pour une succession sans accrocs que le Président Lissouba aurait dû faire après la Conférence Nationale Souveraine ; ce qui nous aurait fait l'économie de tant de vies humaines. Je veux que les Congolaises et les Congolais saisissent vraiment cette opportunité des élections présidentielles 2009 pour instaurer enfin le CHANGEMENT QUE NOUS VOULONS TOUS POUR NOS ENFANTS ET NOUS-MÊMES afin que le Pays vive dans la tranquillité et la concorde.

Que les citoyennes et les citoyens de notre Congo na biso ne se laissent pas berner par ces alliances qui se font autour de l'appel à candidature du Président sortant pour l'obliger à se représenter ; elles ne sont que de façade pour que les « appelants » conservent leurs privilèges et leurs biens le plus souvent mal acquis sans se préoccuper de la mauvaise qualité de vie du Peuple Souverain. Vous savez par expérience que le moment venu, ces alliances sauteront en éclats pour enfermer le Président Sassou Nguesso dans une nasse où il aura des difficultés à s'en sortir ; cela a été déjà fait à l'issue de la guerre du 5 juin 1997. Aussi, il est important que le Président sortant sache où se trouve l'intérêt supérieur du pays, des siens, de sa famille et de ses amis voire de ses partenaires pour les préserver en sa qualité d'homme d'Etat. C'est là aussi la garantie pour lui d'avoir une retraite paisible, à l'instar des pays modernes comme la France et les Etats-Unis d'Amérique où les anciens chefs d'Etat ont leur place dans la continuité de l'Etat ! » Voilà en termes solennels ma déclaration préliminaire que je vous délivre avec sincérité avant mon analyse actuelle.

 

UN PRÉSIDENT NE REND COMPTE QU'A SON PEUPLE SOUVERAIN !

Concussion, en tant qu'exaction commise par un trésorier public ; malversation commise dans l'exercice d'une fonction publique, particulièrement dans le maniement des deniers publics ; et corruption : crime de fonctionnaire ou de l'employé qui trafique de son autorité, ou de ceux qui cherchent à le corrompre ; voilà deux définitions que chacun doit avoir toujours à son esprit. A partir du moment où les textes législatifs des pays souverains sont pour le moins inexistants quant à définir la licité des rémunérations des dirigeants en tout genre, la question juridique de fond qui se pose est de savoir si l'on peut ester en justice dans une autre juridiction souveraine que celle de son pays d'origine sans remettre en cause le principe de sa propre souveraineté ? La réponse est catégoriquement non par effet de réciprocité à tous les échelons internationaux.

Que l'on s'entende bien, loin de moi de vouloir cautionner voire protéger la corruption qui est un délit concernant surtout le fonctionnaire et encore plus celui qui le corrompt ou tente de le faire, voire de la concussion de tous trésoriers publics dont font partie tous les banquiers. Mais encore faut-il la prouver au regard des lois quasi inexistantes. Donc, il nous faut pour tous que des législations spécifiques soient mises en place en chaque pays souverain afin de définir la corruption et la concussion de manière à définir précisément l'état de délinquance à défaut de morale naturelle reconnue par tous et s'appliquant à tous, d'abord aux dirigeants de tous pays, des législations à établir par le pouvoir législatif de chaque nation souveraine sans que cela suppose a priori l'uniformité universelle bien qu'une concertation apparaisse bien nécessaire !

En attendant, il va de soi que la plainte contre X déposée à Paris le 2 décembre par deux ONG exogènes au Congo visant les présidents Sassou Nguesso, Omar Bongo Ondimba et Teodoro Obiang Nguema peut-être considérée comme une tempête dans un verre d'eau qui sera classée sans suite pour la raison évidente que cette plainte n'est pas recevable au simple regard du droit international. Que chacun balaye devant sa porte. A-t-on déposé plainte contre les abus de biens sociaux de bon nombre de banquiers du système financier international qui amène la faillite généralisée laquelle se profile comme une conséquence de toute titrisation abusive ?

Quand bien même qu'il s'agirait d'abus de bien social, c'est aux juridictions souveraines des pays concernés d'en décider, et non pas à des juridictions étrangères agissant sur une plainte exogène. C'est un problème interne à chacun des pays concernés sans que l'Etranger ait à en décider, sinon il s'agirait d'une ingérence dont a parfaitement conscience la juridiction saisie !

Que sur un plan personnel, l'on puisse jalouser les acquis immobiliers de ces Présidents, cela se comprend ; mais ce sont des peccadilles comparées à la prédation exogène du système bancaire international actuellement remis en cause par cette titrisation subprime ! Imaginer que l'on redonne l'équivalent en monnaie de ces biens acquis par ces Présidents ; croyez-vous que les pays concernés vont retrouver la prospérité ? C'est une infime partie de la fraction émergée de l'iceberg financier ; n'est-ce pas une façon de masquer les responsabilités pour éviter de mettre en lumière le commissionnement en retour de nombre des opérateurs, et le piège du « placement » qui n'est autre que celui du renard alléché par le fromage du corbeau ?

Aussi, le ministre de la communication du gouvernement congolais du vrai Premier ministre Denis Sassou Nguesso, a parfaitement raison de vouloir suggérer aux ONG françaises, qui estent en justice à Paris contre ces Présidents, de se retourner contre la racine du mal bancaire « en s'attaquant d'abord aux fonds spéculatifs, ou fonds vautours, qui appauvrissent nos populations, ces fonds vautours qui ont racheté ces dernières années, à vils prix, les créances de certains pays en développement, dont le Congo, à qui ils réclament des sommes plus importantes » ; là est la question fondamentale à analyser d'un point de vue de la reconfiguration du village. Alors de grâce, attaquez en justice internationale tout le système bancaire qui apparaît dans l'abus de biens sociaux à une puissance infiniment plus grande !

En clair le système bancaire international voudrait-il faire main-basse sur le patrimoine de ces Présidents qui, malgré tout, fait partie du patrimoine africain ; tout cela pour concrétiser des lignes d'écritures plus ou moins « subprimisées » voire occultes dans le cadre de la faillite du système qui se profile en reprenant la propriété immobilière de leurs moins que plus Obligés ? Supposons même que la Justice française déclare ces biens mal acquis ! Que va-t-on en faire ? Les vendre à l'encan à des vautours immobiliers parisiens voire exogènes du monde entier à des prix dérisoires qui vont encore spolier le patrimoine africain ? C'est aux pays africains concernés de décider du sort de ces biens quant à décider de leur propriété ! Ce n'est pas une décision franco-française, mais africo-africaine relevant de notre seul libre arbitre souverain.

Concussion, corruption, ingérence, abus de bien social, voilà en substance les vrais maux qui rongent notre pays, pas seulement le nôtre, mais le monde entier. Chacun tente de tirer son épingle du jeu en calquant son jeu sur celui des responsables politiques. Un exemple simple et assez édifiant qui montre que nos économistes en sont encore à un stade pré néanderthalien. Le revenu moyen mensuel d'un cadre supérieur au Congo se situe entre 50 et 65 milles francs CFA alors que la location journalière d'un 4x4 pour moins de 200 kms est de 340 000 francs CFA (un peu plus de 500 euros) soit presque cinq fois le salaire mensuel en une journée ! Ce sont les prix me direz-vous d'un tourisme de luxe, mais sans ses avantages ; ici, ni le confort d'un safari photos, ni repas, ne sont inclus ! Comment peut-on développer le tourisme dans ces conditions ? C'est bien plus que le prix européen lequel comprend tous les revenus différés de quiconque - éducation, santé, dépendance, pensions - des coûts bien faibles ici ; certes, les pistes sont dans un tel état que l'équipement ne doit pas faire long feu ! Comment voulez-vous que notre pays se développe sans ses infrastructures de base ? Comment se fait-il que toutes nos équipes dirigeantes en soient restées au transport quatre x quatre qui leur donne le standing par rapport aux villageois qu'ils considèrent avec satisfaction d'un air parvenu et condescendant avec suffisance ? Comment voulez-vous que les villageois acquièrent ou louent de tels véhicules indispensables quant à l'état des pistes pour échanger, voire communiquer ?

Je n'en veux pas spécialement à ceux qui ont eu, et ont encore le pouvoir ; j'en veux à leur manque d'intelligence sociale qui s'assimile de fait à une impéritie car, pour durer, et être légitime, il faut tenter de comprendre pour agir, non de survivre dans le laxisme. Mais, pour tout vous dire, j'essaie encore de comprendre la mésintelligence et l'égoïsme primaire voire infantile qui caractérisent l'action de nos hommes politiques car je ne crois pas qu'ils ont laissés faire sciemment, mais ce qui est pire, qu'ils ont laissés faire par incapacités objectives d'agir parce que manquant de connaissances. Pour chacun, vouloir, c'est bien ; mais savoir, c'est indispensable pour ceux qui gouvernent !
Comment se fait-il qu'une mégapole, comme celle de Brazzaville et de sa région, ne soit pas en interconnexion permanente et privilégiée avec nos régions agricoles pour assurer au Pays entier l'autonomie alimentaire et la qualité de vie culturelle, sanitaire et sociale qu'il est en droit d'obtenir, pas seulement pour notre belle Capitale, mais pour l'ensemble de notre Pays ? C'est cela le marché intérieur, pas seulement consommateur, mais producteur pour être libre ! Que le PCT n'ait pas employé les devises de l'export pour importer les équipements afin d'équiper le Pays dans son action quotidienne, voilà ce qui est plus qu'une erreur historique de sa part puisqu'il est en train de scier inconsciemment la branche sur laquelle il est assis ! Les « demi-terrains » dans les déplacements des citoyens brazzavillois, et le fait qu'on prenne tout son temps pour réhabiliter le tronçon routier de l'avenue de l'OUA, situé entre la pharmacie Piccolet et le Km17, sont symptomatiques... Pourtant de lourds véhicules qui vont charger de la pierre pour construire les routes dans le Nord du pays y circulent en détruisant de plus belle ce tronçon ; que dire de l'autre tronçon entre Jadot (cimetière de Kinsoundi) et le quartier barrage d'usine d'eau après Kinsoundi ou encore vers la direction du PK de M'filou ? Je ne parle pas du cimetière proprement dit de Kinsoundi où les tombes sont « profanées » par les pouvoirs qui se veulent publics.

Maintenant, regardons le désordre ambiant dans l'organisation des précampagnes électorales ; on ne sait toujours pas si la campagne est réellement ouverte ! D'un côté, un ministre de la République annonce publiquement à la télévision nationale qu'il offre un million de francs CFA pour participation au frais de caution pour un candidat potentiel qui n'est autre que le Président sortant. Cela ressemblerait à un retour d'ascenseur d'avoir été nommé ministre ou alors une tentative de corruption du chef de l'Etat. De l'autre, on voit ici et là jusqu'aux murs des mairies de Brazzaville des banderoles vantant tel ou tel candidat alors que les mairies sont en toute logique neutres. Pendant que l'autorité sensée réguler la campagne électorale fait des communiqués rappelant que celle-ci n'est pas encore ouverte, des opérations populistes de distribution gracieuse de tee-shirt à l'effigie de certains candidats, joints à 5000 francs CFA, se font effrontément ; cela s'appelle un achat des conscience, pour ne pas dire corruption ! De même, on voit certains accompagnés de fifilles, à la nuit tombée, offrir qui, ici 200 000 et là 300 000 francs CFA aux propriétaires de débit de boissons pour abrutir les jeunes avec de la bière tout en leur assurant qu'ils ont un père de famille ; est-ce là l'attitude d'un père famille ? Ce sont plutôt les emplois qu'il devrait créer afin que ces jeunes aient un revenu qui leur permette d'avoir une vie digne et préparer leur retraite. Et que dire de l'autre désordre observé dans les comptes du Trésor Public avec la disparition mystérieuse de 35 milliards de francs CFA. Cette immense somme a-t-elle réellement disparue ou a-t-elle atterri dans l'escarcelle d'un dignitaire quelconque ? Quelle réaction le Président de la République peut-il afficher face à cet énorme détournement de fonds publics ?

Revenons sur la cacophonie ambiante. Certains vont jusqu'à exhiber leur nouvelle division bling-bling, d'une centaine voire plus de véhicules HILUX et plusieurs autres centaines de cyclomoteurs "Djakarta", laquelle vient de débarquer sur notre sol, commanditée dit-on par l'ancien directeur de la Banque des Etats d'Afrique Centrale ; lequel par ailleurs est candidat déclaré à la Présidence aux élections de 2009. D'autres, ce sont des hélicoptères qu'ils étalent. Certes, il y a eu des démentis ; dont acte. Pourtant selon certaines sources, les experts de la DST de notre pays ont bel et bien saisi une division bling-bling ; elle est en cours d'analyse et expertise. D'où certaines questions.

Où est l'intérêt de tout ça pour le pays ? D'où peut sortir de tel financement ? Ne serait-il pas intéressant qu'on sache quels sont les généreux sponsors pour lever toutes équivoques ? Ou bien alors, s'il s'agit de fonds personnels, quels sont les revenus exorbitants qui ont permis de faire de telles acquisitions afin de prouver qu'il ne s'agit pas de détournements de fonds, voire d'abus de bien social ? Ces super divisions motorisées bling-bling du type rallye, est-ce les prémices d'une croisière noire des rives du Niari à celles de la Sangha via le Pool ? C'est pire qu'une faute politique pour ne pas dire plus ! Cette inconscience et cet affichage « m'as-tu-vu » augurent bien mal de l'avenir radieux que l'on promet à tous nos citoyens, sans un instant analyser la situation pour s'attacher enfin au comment agir pour réussir son programme qui ne saurait être de son seul apanage puisque tout candidat quel qu'il soit peut en dire autant. Quel candidat pourrait se présenter devant le Peuple sans en dire autant, voire plus ? Attention à la démagogie ; la question essentielle n'est pas quoi faire, tout le monde le sait fort bien ; mais comment faire et avec quels moyens, et pourquoi toutes nos élites ont échoué depuis dix ans ?
Tous ces étalages ne peuvent-ils pas se retourner contre leurs promoteurs car chacun risque de tirer les preuves de malversations financières préludant bien mal du futur ? Et puis, dans ces conditions, l'on peut se demander si l'administration fiscale pourra leur délivrer l'attestation de moralité fiscale ?

Et puis, ce qui nous choque le plus au Cercle des Démocrates et des Républicains du Congo, c'est que tout ce tralala, qui voisine les jeux enfantins des cours de récréation, soit le fait de personnes se disant rassembler les Démocrates et les Républicains comme ils se considèrent. Eh ! bien je dois dire avec force que, sans nous opposer sur le programme qui peut être aussi celui d'un PCT rénové qui voudrait enfin sortir le Pays du chaos, nous ne nous retrouvons pas dans cette façon bling bling d'agir qui en dit bien long, voire trop, sur ses commanditaires. Et puis, ce tralala dessert tellement « l'opposition » que l'on peut se demander à qui il sert ?

Le Congo mériterait un vrai débat d'idées pour les présidentielles 2009. Où sont les analyses de fond et les synthèses magistrales pour nous sortir du marasme qui étreint depuis des décennies notre Peuple ? Quels sont les écrits de fond des candidats en dehors des cents « n'y-a-qu'à-faut-qu'on » que n'importe quel candidat, y compris le Président de la République, peut très bien reprendre à son compte, comme tout bon candidat ? Le temps n'est plus au listage des objectifs souhaitables parce que tout le monde les connaît bien, mais d'indiquer le comment faire après une analyse profonde de ce qui ne s'est pas fait, et des causes internes et externes qui ont conduit à une telle situation de fait. Je me souviens des propos de l'ancien Président du Sénat français, Christian Poncelet, me disant ainsi qu'à des amis lors d'un Forum du développement durable « de ne pas encore lister le constat de la situation comme des huissiers, mais de suggérer les solutions générales pour dépasser ces situations intenables que tout citoyen connaît par cœur ! » ; vous voyez que la question n'est pas propre au Congo !

Au lieu de polluer les avenues, les rues et les murs des mairies de banderoles « Touche pas à mon Président » voire « Rassemblement pour la mobilisation autour du Président Sassou Nguesso RMPS, lancement le 05 février 2009 » qui rappelle la triste période du monopartisme de « l'homme du 05 février » et d'asséner les Congolais du programme des cents vœux qui, au mieux, est un catalogue pieux dans la mesure où l'on ne connaît pas la méthode pour le mettre en œuvre, c'est plutôt un débat que le Congo attend des candidats à la Magistrature suprême. Sans cela, voire sans une analyse macro économique approfondie, c'est à terme un nouvel échec et encore la déception pour tous. Il faut reconnaître que les diplômes sont louables, mais souvent insuffisants pour diriger aux fonctions suprêmes, surtout quand on les met en avant. Ils permettent une présélection des fonctionnaires, mais l'école de la vie est la meilleure de toutes car un diplômé vend d'abord son diplôme avant de vendre ses services réels. Aucune garantie, aucun service après vente ; c'est pour cela que le projet Lissouba, louable en soi, n'a pu voir le jour. Pas besoin de grandes études pour s'apercevoir que certains projets proposés, louables du point de vue des objectifs, sont du style Lissouba car il y manque la méthode pour les réaliser. Ces projets, qui se veulent convaincants en voulant rassurer, ne sont que flatteries et populismes primaires s'il n'y a pas la méthode pour les rendre crédibles. Le Président, qui aura en charge la méthode pour agir et réussir, ne peut être choisi parmi les bons cadres sans imagination politique, surtout ceux issus du système bancaire en ces temps de crise monétaire qui suppose un esprit nouveau ; car tous sont programmés pour servir une politique, non pour la concevoir, sinon, ils vont prolonger, continuer, conserver une situation, sans l'analyser pour tirer la synthèse ; c'est là leur talon d'Achille, trop attirés par le clinquant, l'or et les paillettes.

De quelle action ces cadres peuvent s'honorer de leur passage dans les divers gouvernements auxquels ils ont participé depuis 1997 ? Peut-on les considérer comme opposants politiques ? Ils vont reproduire le même laxisme, le même attentisme, le même conservatisme, ayant été au cœur du système qui les aura programmés inconsciemment, comme le fils reproduit le plus souvent le père par son exemple, pour reproduire les mêmes choses et les mêmes actes. Donc, il nous faut une méthode nouvelle, ce qu'ont très bien compris tous les hommes de la Terre, surtout en ces temps agités où l'on voit où conduisent l'égoïsme et l'incompétence dans la compréhension du rôle de la monnaie.

Dénoncer la politique du gouvernement actuel, c'est dénoncer leur propre politique, et celle de leurs amis. Ont-ils eu le courage de le dire en face d'homme à homme à leur Président, eux qui le côtoient souvent ? Sont-ils intègres au regard de leur propre fortune acquise on ne sait pas trop comment ? Ne sont-ils pas là implicitement pour protéger eux-mêmes et les gens de la nomenklatura sortante ? En tout cas, tous les catalogues économiques manquent toujours de vision politique pour les mettre en œuvre et atteindre les louables objectifs qu'ils fixent car il y a une absence manifeste des connaissances des mécanismes globaux macro économiques.

Disons que certaines candidatures apparaissent plus comme un accompagnement pour assurer la continuité de la nomenklatura en place que des candidatures ayant la vocation déclarée pour réinitialiser le Congo et participer à la reconfiguration du village planétaire tel qu'il se profile. Personne ne peut leur reprocher leur égo, mais attention que cet égo ne se retourne pas contre le Peuple lui-même car ceux ayant mal acquis la fortune se voient handicapés de fait par la présomption classique d'abus de bien social. Attention, un éléphant ou un crocodile peut en cacher un autre !

Pour ceux qui croient à la rumeur, ne dit-on pas qu'à prendre du nzenga tous les jours de la semaine, l'on meurt le dimanche. Aussi, devons-nous être prudents sur certaines candidatures. Est-ce des matasthobo qui finalement n'ont jamais mûri dans le sérail aseptisé du PCT ? Ils sentent trop fort le chloroforme pour qu'ils fassent réussir le catalogue des cents vœux pieux ; c'est du simple réalisme car ils ne disent malheureusement nulle part comment s'y prendre !

« PERSONNE NE DOIT JETER LA PIERRE A L'AUTRE CAR LE MOMENT N'EST PLUS NI A L'ACRIMONIE NI AUX PALABRES SANS FIN... »

Prenons le cas d'un de nos prétendants à la Magistrature suprême que l'on présente comme « un candidat crédible ayant une grande visibilité nationale et internationale et une solide expérience de la gestion des affaires publiques ». Bien. Alors si tel est le cas, pourquoi l'ancien directeur général de la BIDC, devenu ministre de l'économie, laissa-t-il Brada agir avec ses 30% d'intérêt tous les 45 jours avant de faire faillite ? Une telle opération financière relève de l'arnaque entre détenteurs de capitaux plus ou moins bien acquis au détriment des citoyens. Que de Congolais ont été escroqués et combien en sont-ils morts à la suite de cette opération douteuse montée de toutes pièces ? Pense-t-on les rembourser un jour ?

Ne laisse-t-on pas entendre que l'ancien directeur de la Banque des Etats d'Afrique Centrale disposerait de prêts à taux privilégiés et d'un trésor de guerre pour financer sa campagne présidentielle ? Là est son handicap, surtout pour le Congo, un candidat qui ne se distingue guère sur ce plan de celui en exercice, ce qui nous porte préjudice à tous, tant au plan intérieur qu'à l'extérieur. Ne dit-on pas aussi que les comptes bancaires pétroliers sont ouverts à la BEAC et qu'ainsi l'ancien directeur de la Banque des Etats d'Afrique Centrale connaît parfaitement le montant des recettes non versées au Trésor congolais depuis 2006, disposant d'un moyen de pression sur la nomenklatura en assurant ses propres arrières ?

Tout ceci pour démontrer que personne ne doit jeter la pierre à l'autre car le moment n'est plus ni à l'acrimonie, ni aux palabres sans fin, et encore moins aux petits règlements de compte des arrière-cours de recréation ; cela d'autant que bon nombre des candidats doivent avoir de la reconnaissance envers celui qui leur a octroyé divers postes dont ils ont tiré tous leurs trésors de guerre. Et en ces temps troublés où les banquiers devraient se faire petits, allons-nous élire l'un des leurs, alors que le Monde est à un tournant crucial où le politique doit enfin reprendre l'initiative !

Nous disons fraternellement, nous Démocrates et Républicains du CDRC, aux autres Démocrates et Républicains de quelque bord qu'ils se trouvent, qu'il n'y a pas de différence de fond sur les objectifs à poursuivre, que nous sommes tous à la base des Démocrates et des Républicains altruistes et sincères ; nous disons seulement qu'il ne faut pas nous tromper sur le choix de celui sensé réaliser nos objectifs, et ne pas choisir un renard issu de la cohorte bling bling de ce sympathique animal !

Et pourtant le catalogue des cents vœux pieux semble une bonne plateforme non exhaustive pour décrire ce qu'un nouveau gouvernement devrait atteindre, quelle que soit son origine, pour sortir le Peuple du marasme où il est enlisé. En pratiquant le réalisme politique à la façon du Président Nicolas Sarkozy en France, personne parmi les militants et sympathisants de tous les partis, y compris ceux du PCT, hormis certains dirigeants à titre personnel, ne saurait aller à l'encontre de cette plateforme qui pourrait constituer la base même du programme d'Union Nationale que nous souhaitons tous en l'amendant et en le complétant bien sûr le cas échéant.

Toute la question est celle du chef d'orchestre qui sache lire la partition pour diriger la symphonie. Comment réaliser au plus bref ce marché intérieur pour que chacun puisse tirer son revenu en se payant les uns les autres en flux tournant en ayant une activité solvable et effective, utile pour tous de façon que nous ayons tous une qualité de vie digne du flux de ressources naturelles à échanger contre les équipements qui seront nécessaires pour agir par nous-mêmes en assurant le marché intérieur ?
Je ne doute pas un instant que le Président sortant le comprenne puisque dans tous ses discours, il nous parle de paix, de vouloir enfin donner un cadre de vie digne au Pays, compatible avec nos ressources, pour toutes les Congolaises et tous les Congolais. La question étant comment ?

Pour réaliser le catalogue des cents vœux pieux, il nous faut nécessairement développer notre marché intérieur avec des paiements en flux tournant permettant la solvabilité de nos citoyens. Il faut développer l'auto crédit, pas seulement pour nous, mais pour toute entité ayant une existence souveraine sur la planète, en dehors du système international financier à repenser. Il ne faut surtout pas oublier qu'un crédit en monnaie endogène d'un pays donné participe de la masse monétaire circulante du dit pays pour assurer la répartition des fruits de la production et des échanges intérieurs. Voilà la voie que nous devrons impérativement emprunter. Il n'y en a pas d'autres ; cela résulte croyez-moi d'une réflexion approfondie.

C'est essentiel que tous les concitoyens le comprennent si nous souhaitons vraiment nous en sortir pour reconstruire notre Congo na biso. La Démocratie exige que tous les candidats à la Présidence disent comment ils pensent ; et quels sont leurs vrais objectifs quant à savoir s'ils œuvrent véritablement pour le bien de nous tous ou pour eux-mêmes, leurs familles et leurs amis en abandonnant les autres. Ce n'est que dans ce cadre-là que la paix voulue et tant espérée par le Président sortant pourra prendre toute son ampleur en tant que finalité de mise en place d'une société démocratique.

C'est ainsi que les données démographiques seront indispensables au nouveau Gouvernement sous la haute bienveillance du nouveau Chef de l'Etat et Président de la République pour définir a priori la nouvelle masse monétaire circulante sur notre marché intérieur comme expression de notre souveraineté nationale et nécessaire à la répartition du PIB dont le pays a tant besoin pour fonctionner d'une façon normale et optimale en se payant les uns les autres.

C'est dans ce sens qu'il faut comprendre la nécessité du recensement général pour connaître très exactement la répartition démographique entre toutes les classes d'âge constituant notre population afin de mettre en œuvre notre Plan Directeur du programme économique et social. Refuser de procéder au recensement général, tout en ordonnant la distribution des cartes d'identité dans le Nord du Pays, il s'avérerait clair que le PCT/RMP et le Président sortant ont d'autres arrière-pensées que la paix dont ses affidés nous soûlent les tympans à longueur de journée ; cela serait encore se moquer éperdument des mauvaises conditions de notre Peuple.
Sans cette masse monétaire qui nous soit propre, il ne peut y avoir de mise en place de notre marché intérieur dont le but en définitive n'est que d'œuvrer tous ensemble pour produire et distribuer l'électricité et l'eau potable, pour traiter les eaux usées et les déchets pour une qualité de vie saine et décente, pour construire et utiliser les cliniques, les hôpitaux et les dispensaires pour soigner correctement nos concitoyens, pour construire nos infrastructures tant routières que fluviales ou maritimes voire aéroportuaires avec le conseil voire la sous-traitance à nos partenaires historiques dans le cadre de nouveaux partenariats à préciser.

Qui dit marché intérieur et développement nécessite des infrastructures telles que : électricité, eau, routes, assainissement, traitement des déchets, écologie, habitat, écoles et enseignement supérieur, technique et professionnel, dispensaires et hôpitaux accessibles à tous parce que la finalité d'une économie est d'abord les citoyens qui œuvrent pour eux-mêmes afin que la paix ait toujours pour conséquence un effet durable du développement économique et social, ne serait-ce du fait d'une autosuffisance alimentaire effective due à l'élevage et à l'agriculture.

C'est dans le cadre d'un tel marché intérieur dynamique et productif par et pour nous-mêmes des biens de première nécessité, tant agricoles qu'industriels, que nous pourrons enfin créer et réhabiliter nos entreprises où s'exercera l'activité de tous nos Jeunes en les rémunérant au mérite selon un revenu global constitué d'une part immédiate et d'une part différée pour initialiser un nouveau système de répartition, étant entendu que le paiement des arriérés et des dédommagements de toutes sortes va participer de la réinitialisation de tout notre système.
Si l'on veut que notre Pays renaisse, il est fondamental pour tous de réinitialiser notre système en remettant le pied à l'étrier à toutes les victimes innocentes de toutes les guerres contre les civils pour leur permettre enfin de se reconstruire tout en préservant notre Mémoire collective.

La question de fond pour tous est comment réinitialiser à un instant précis le système bancaire en général ? Cela est du ressort exclusif des Hommes d'Etat car le système bancaire ne peut se réformer de lui-même puisque les hommes ne peuvent être à la fois juge et partie ; c'est donc la reprise en main du système bancaire par le monde politique ; ce qui est même sa fonction régalienne suprême de toujours où une banque centrale est par essence interne à toute Nation. Voilà une question qui nous amène loin... Mais attendons sans rêver les conclusions du G20 !

Modeste BOUKADIA, Brazzaville, le 28 janvier 2009

Cette déclaration a été publié dans le journal "Le Réveil des Consciences", édition n°23 du mardi 10 mars 2009.

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