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Message à la Nation et Voeux 2010 de Modeste Boukadia |
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Changer d’année pour tout pays, dont le nôtre, le Congo na biso, est l’occasion pour les responsables politiques de fixer le cap des réalisations et des objectifs à atteindre. Je trouve même avec l’âge que cela devient conventionnel et conformiste voire abusif de présenter des souhaits et des vœux qui ne coûtent pas cher à soi-même ; car peut-on souhaiter le contraire du bonheur et de la bonne santé à des gens laissés de côté, surtout de la part de ceux qui ont tout sans poser la question pourquoi il en est ainsi ?  Aussi, je vais essayer de me placer sur le plan des principes généraux et altruistes qui gouvernent ma pensée en tentant de prendre une hauteur d'esprit surtout pour tous ! L'on doit d'abord se féliciter de la sage décision présidentielle de maintenir la paix intérieure du pays en préservant dans la région du Pool la tranquillité propice aux grandes choses, et en évitant les tentations infantiles à générer le chaos et le désordre.Lors de mes vœux de 2009, j'avais appelé le Peuple Congolais Souverain à aller vers un vrai CHANGEMENT qui ne soit pas un vain mot du style « G vain G faim » ; pour ce faire, il nous fallait changer radicalement notre méthode d'agir et d'interagir entre nous et avec l'extérieur ; en dehors de toute question d'homme, il importait de savoir si les sempiternels conseillers de l'Homme de barre lui donnent la bonne direction, et si lui-même peut ou veut ne pas suivre leurs conseils qui ne sont jamais que des avis ; mais quels objectifs sous-entendus ont réellement tous ces gens vis-à -vis de ce Pays ? L'élection présidentielle, que le Président de la République a voulue lui-même rendre libre et transparente, ne saurait être qu'un moyen pour faire apparaître un nouveau capitaine, et un nouvel équipage, et se projeter dans le futur avec notre expérience du passé, et en nous libérant des contraintes pas toujours licites qui nous sont imposées. Cela ne s'est pas fait ; le capitaine a été conservé par une nomenklatura conservatrice qui n'est même pas majoritaire de façon absolue en son sein, laquelle est à moins du dixième du peuple, avec ses plus de 90% de non participation civique et responsable. Que le cap n'ait pas été tenu était plus que prévisible tant que l'on ne change pas de méthode, et surtout d'équipage, lequel manque d'appréciation objective et réaliste de la situation de crise financière majeure entre toutes les Nations, les unes dites riches, les autres dites pauvres, ayant en commun d'être toutes endettées, sans se poser la question de savoir envers quelle entité réelle qui n'appartiendrait pas à nos Nations ? La question de fond est d'analyser, pour la résoudre, la crise financière intra bancaire multi nationale, et non internationale, qui induit la récession économique mondiale ! Monsieur Sassou Nguesso, il faut vous y faire ; bienvenue au club des Pays Riches Très Endettés ; vous appartenez au même club ; pourquoi vouloir à tout prix adhérer à celui des Pays Pauvres Très Endettés si ce n'est pour encaisser une aumône que la nomenklatura se partagera ipso facto dès réception, à moins que le chèque ne serve qu'au remboursement d'une ligne d'écriture d'un ancien crédit à la consommation ? Mes chers concitoyens, mais pas Vous seulement, il faudra bien tous s'en convaincre, c'est la crise financière multi nationale engendrée par les excès massifs de crédits, qui ne seront jamais remboursés, parce qu'irréalistes voire virtuels, qui est à l'origine de la récession mondiale majeure de l'économie vue comme un système de répartition ! Nous n'avons cessé d'écrire et de dire que cette crise qui perdure est une opportunité pour notre pays, pour l'Afrique, pour tout Pays Très Endettés, donc pour la planète toute entière, excepté son Godzila, prédateur de tous par son système de crédit abusif. Il faut préserver nos relations internationales en établissant des partenariats de gré à gré solides et équitables pour tous par des flux d'échange économique bien compris. C'est une opportunité pour tous, riches comme pauvres, parce que, à un terme qu'on éloigne sans cesse pour des raisons bien compréhensibles, seul un dépôt généralisé du bilan planétaire permettra de rééquilibrer les comptes, par un arrêt sur image, en réinitialisant le système par une nouvelle donne monétaire à mettre en place, voire à contrôler par tous les Etats, afin de susciter la motivation à produire et à consommer selon le précepte altruiste « qui rentre à mon service doit être traité aussi bien que moi !». Donc, une redistribution des cartes pour une répartition équilibrée sans crédit abusif, cause des crises dont le remboursement abusif sustente toute la prédation financière ! En ce qui nous concerne, Nous, Peuple du Congo na biso, dans l'immédiat, pour s'en sortir, il nous faut penser et mettre en place un plan directeur de reconstruction du pays, mise en place de notre marché intérieur qui passe nécessairement par ce plan ! Ce marché intérieur est la seule voie qui va nous permettre de ne pas aliéner notre dignité par rapport à cette fallacieuse « quête du Point d'Achèvement de l'Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés » si chère à notre gouvernement « curatellisé » nommé soi-disant pour cent jours, mais qui semble perdurer. La voie des PPTE n'est pas la solution pour s'en sortir : c'est au contraire une nasse dans laquelle, si l'on y met la tête, deviendra un lourd fardeau. La solution, c'est un vrai plan directeur qui mobilise les recettes récoltées par l'échange de nos ressources naturelles en échange des équipements des pays des Mers du Nord pour nos Grands Travaux qui doivent soutenir les investissements intérieurs et la mise en place de notre marché intérieur. D'aucun s'étonne que l'on puisse ainsi quémander aussi activement voire demander l'aumône en faisant alors de notre Capitaine un simple quémandeur sans scrupule ; c'est désolant pour notre pays alors que le directeur de Total au Congo déclare 25% d'augmentation de sa production en 2009, et donc une rentrée en devises d'autant ! Aussi, il est symptomatique et plus qu'étrange que le Président de la République ait consacré plus des deux tiers de son Message lors de ses Vœux au Pays à cette quête institutionnelle présentée comme la panacée universelle et indispensable pour sauver l'indispensable en ne sachant pas ce qu'est l'indispensable, sinon toute la Nation sera vouée aux Gémonies ; cela ne résulte pas d'une réflexion très profonde et analytique ! Que nous soyons Pays Riches Très Endettés ou Pays Pauvres Très Endettés, l'important c'est de garder sa dignité ; c'est de prendre en tant qu'Etat les mesures adaptées sans accroître encore la dette originelle et organisée qui est à l'origine de nos difficultés. En matière de circuits monétaires, il n'y a jamais d'aide altruiste même si, au premier degré, le don en monnaie apparaît généreux, car la monnaie retourne à son origine ; l'aide gratuite est souvent contraignante par une mainmise implicite du donateur, car souvent la contrepartie est plus insidieuse que la dette initiale en obligeant l'obligé ! Proposer au Président de la République d'entrer au club PPTE pour sortir du laxisme ambiant n'est pas une solution viable à terme ; et stigmatiser les autorités extérieures qui se font tirer l'oreille pour donner, c'est transférer la responsabilité sur les autres en s'exonérant soi-même ; une fois de plus, cela démontre l'incapacité à engager une politique de revenu intérieur pour que le « Chemin d'avenir » aboutisse quelque part ! Que va-t-on faire du chèque provenant du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale au cas où le « Point d'Achèvement de l'Initiative » serait bien atteint ? Servira-t-il à régler les achats extérieurs en équipements divers nécessaires destinés à produire par nous-mêmes et pour nous-mêmes pour instituer notre marché intérieur en se vendant diverses choses les uns aux autres et pour réaliser le Plan Directeur de reconstruction du Pays dont les Grands Travaux en sont l'armature ? Ou va-t-il aller « gonfler » les comptes des dignitaires du PCT/RMP dans les banques off-shore des paradis fiscaux ? Si c'est le cas, ne vaudrait-il pas mieux déclarer le Congo en faillite ? A moins d'attenter à la souveraineté, et à l'indépendance du Pays, l'unique solution est de nommer un nouveau gouvernement qui doit s'affranchir du passif et du passé. Quand le Président de la République déclare : « Que sera 2010? Au regard de la situation générale, au vu des fondamentaux de notre économie, des acquis de la "Nouvelle Espérance", de notre ambition collective portée par le "Chemin d'Avenir", ce pacte de gouvernance que nous avons scellé il y a quelques mois, 2010 sera, je le présume, une année propice pour notre pays. Toutes les conditions sont réunies pour qu'il en soit ainsi » si cela est vrai, tant mieux dès lors que le «Chemin d'Avenir » n'oublie plus la quasi-totalité de notre population ! Est-ce une aspiration fatalement inaccessible ou un vœu pieux ne se réalisant jamais ? De même « Ce défi [qui] est à notre portée » doit tenir compte des dédommagements de toutes les victimes des guerres contre les civils comme le reconnaît bien volontiers le général Benoît Moundélé-Ngollo dans son livre très remarquable : "Lettres ouvertes ou Mea maxima culpa" dès lors qu'il n'excuse pas la perversion politique, que « la paix, la sécurité et la démocratie continuent d'être les principaux supports de l'action publique » et que la politique ne se fasse plus par la force, mais par le débat dont l'objectif n'est pas de tirer les couvertures à soi ni de s'approprier le magot, mais de choisir les priorités. Mon engagement sans équivoque pour le vrai CHANGEMENT par l'émergence de la politique du Marché Intérieur, des Grands Travaux et des Etats-Unis de l'Afrique Centrale, un changement à faire avec l'ensemble des forces vives du Pays, exprime la sincérité de tous mes vœux pour notre Congo na biso, dans la ligne de ceux de 2009 ! La création de l'UNION NATIONALE POUR LA REPUBLIQUE est un impératif à ne jamais faire au détriment des autres, mais pour rassembler toutes les Congolaises et tous les Congolais autour d'un objectif majeur : la politique de nos revenus intérieurs issus de notre marché interne à la fois productif et consommateur à créer de façon concomitante et équilibrée à celle des Grands Travaux pour créer nos infrastructures. Tous ces travaux se feront au même rythme dans toutes les régions de la République Une et Indivisible, née le 28 Novembre 1958 à Pointe-Noire, notre première capitale. Ma vision politique est issue d'un constat simple : d'abord, la politique de l'Ecureuil, plus-value et bénéfice qui ne se dépensent jamais, n'est pas appropriée pour engager la politique des revenus qui doit générer notre propre qualité de vie par nous-mêmes et satisfaire essentiellement notre propre consommation intérieure ; produire en vue de consommer sera générateur d'emplois productifs pour tous assurant aux jeunes la formation professionnelle adaptée à chacun en faisant en sorte que les meilleurs et les plus aptes deviennent un jour les cadres de nos entreprises à réhabiliter ou à créer. Si vous me comprenez, je dis qu'à titre particulier, l'épargne sur un exercice suppose un jeu à somme toujours nulle, impliquant que le flux d'épargne équilibre son contraire ! La mise en place de notre marché intérieur suppose a priori la mise en place de notre masse monétaire en flux tournant, pour se payer les uns les autres, qui doit nous être spécifique pour ne pas s'échouer dans les paradis fiscaux des renards aux aguets et bientôt aux abois depuis que la crise financière inter bancaire et multi nationale sévit, les noisettes, amassées dans ces banques off-shore, étant définitivement englouties. Vous voyez mes chers compatriotes que nous en sommes encore en matière de macro économie qu'au balbutiement d'une pensée altruiste laquelle confine aux plus nobles concepts. C'est une question tellement grave qu'on ne peut la laisser aux mains des fesse-mathieux en tout genre et de tout poil. Relisez en profondeur Molière ; vous y verrez en Harpagon, dans l'Avare, nombre de personnes les plus en vue de ce monde pervers actuel, habitués des paradis fiscaux où ils nichent leurs noisettes au nom du principe de précaution et d'une gestion de bon père de famille qui se méfie du futur ! Pour s'atteler à une révision des concepts égoïstes qui paralysent la planète, c'est à une union des Démocrates et des Républicains du monde entier qu'il faut s'attacher pour élire des assemblées législatives dont les gouvernements assumeront la fonction régalienne de l'émission monétaire que s'arroge le banquier par la création du crédit. Les femmes et les hommes du Congo doivent repenser dès maintenant les véritables alliances politiques pour conduire notre Pays, notre Congo na biso, en présentant des candidates et des candidats aptes à comprendre les enjeux macro économiques pour devenir les députés de notre Peuple qui sauront créer des lois dignes de l'altruisme ! Pour saisir ma vision politique du vrai changement, et la mener à bien, changement dont beaucoup en font le vœu, y compris le Président de notre République avec son nouveau Congo, méditons ce fort conseil d'un vieil historien romain, Dion Cassius : « Ceux qui se vengent n'obtiennent jamais satisfaction à cause du mal qu'ils ont souffert et ceux qui redemandent à un homme plus puissant qu'eux ce qu'il leur a ravi, loin de l'obtenir, perdent souvent ce qui leur restait !» Modeste BOUKADIA Président du Cercle des Démocrates et des Républicains du Congo |


Commentaires
Ce ministre sera a la tete d'un gouvernement d'union nationale nomme pour 6 mois, regroupant tous les acteurs politiques majeurs de la Guinee et ayant pour objectif d'organiser des elections. Je cite : "C'est une avancée importante sur le plan politique, qui relance le processus de transition, si le décret de sa nomination est effectivement signé. On reprend le processus abandonné il y a un peu plus de six mois qui devait permettre l'établissement d'un pouvoir civil après une succession de dictature civile et de régimes militaires en Guinée depuis l'indépendance."
Pourquoi cela est-il possible en Guinee et pas au Congo?