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Le Président Modeste BOUKADIA s'arc-boute sur la nomination du Premier ministre, chef de gouvernement.

« Nous devons avoir une politique incitative intéressante et innovante d'attrait de l'investissement... Nos partenaires ont le Know out et les équipements dont nous avons besoin ; nous pouvons les acquérir pour construire nos pays d'Afrique »

Suite de l'interview parue dans Le Réveil des Consciences N°35 du 4 au 11 mai 2010.Lire ici la premier partie.

John Luis Malga : Comment expliquez-vous l'adhésion importante des Congolais des départements nord du pays qui vous envoient des messages de soutien et d'encouragement ? Président Modeste Boukadia : Je voudrais, avant tout, préciser ma préférence sur le terme de région au département parce que celle-là est une entité économique, culturelle et sociale au sein de laquelle interagissent plusieurs acteurs pour le rayonnement et le développement de cette entité.

Quant à la question, l'engouement que provoque le C.D.R.C. « une nation pour tous » s'explique facilement ; le peuple veut le changement, le Projet de gouvernement que nous proposons est celui qu'il attend ; ce Projet est L'Autre politique dont les fondements sont le Comment gérer notre Patrimoine Commun, l'investissement pour créer ou réhabiliter les entreprises et la responsabilité de l'État, l'Autorité Souveraine. Construisons les entreprises et on s'acheminera vers le changement. Les villes de Loutété et de Nkayi sont là en exemple.

Notre politique s'adresse donc à tous les habitants de notre pays qui constituent le peuple congolais souverain ; ce peuple qui souffre dans sa grande majorité.

"Nous récoltons le fruit de notre sincérité vis-à-vis de nos populations."

La finalité de notre Projet de gouvernement est l'avènement de Congo na biso. Notre parti, le C.D.R.C. n'est pas un nouveau parti, ce n'est pas, non plus, un parti de plus mais c'est la force novatrice pour que demain soit différent d'aujourd'hui pour notre pays. Le Congo a besoin d'innovation, de changement pour que nous fassions face aux grands défis alimentaire et écologique de ce siècle par la bonne gérance de notre patrimoine commun, par une politique volontariste de l'investissement et par la responsabilité de l'Autorité Souveraine. C'est une politique responsable que je propose ; voilà pourquoi, les compatriotes m'envoient des messages de soutien et d'encouragement parce que tout le monde doit être impliqué dans la construction de notre pays dans la tranquillité publique et la stabilité.

Ce n'est pas parce que ces compatriotes vivent dans la partie nord du pays qu'ils sont « au lait et au miel » ; ils souffrent tout autant que les autres compatriotes des autres régions de notre pays. Oui, je suis vraiment heureux de recevoir tant de messages de témoignage et d'encouragement en provenance de toutes les régions du pays depuis la Likouala-aux-Herbes, jusqu'à Ponton-la-Belle en passant par la Cuvette, les Plateaux, la Lékoumou, la Bouenza, le Niari sans oublier la région qui a reçu mon cordon ombilical, le Pool et Brazza-la-Verte.

Le travail a été long, difficile et formateur à la fois. Nous travaillons pour que le parti s'implante dans tout le pays. Nous récoltons le fruit de notre sincérité vis-à-vis de nos populations. Oui, je peux l'assurer que nous avons beaucoup d'adhésion et cela nous fortifie et nous réconforte. Oui, je peux l'affirmer que je suis content et satisfait du travail qui se fait à l'intérieur du pays à l'instar de la gigantesque mobilisation du 31 Mai 2009 à l'Hôtel de Brazzaville lors des précampagnes de l'élection présidentielle ; cela, non seulement, me rend plus responsable mais renforce ma vigilance pour ne pas trahir cette confiance placée en moi. En fait, c'est au parti, au C.D.R.C. « une nation pour tous » à qui revient tout le mérite !

"Aucun parti politique et encore moins aucun homme politique ne peut se prévaloir de réussir seul."

Notre parti suit le chemin des grandes figures politiques de notre pays qui ont rassemblé plusieurs intelligences à travailler ensemble pour l'unité de notre pays ; ce sont par exemple les Ibalico, Gandzion, Ngoura, Sianard, Kibangou, Kikounga-Ngot, Tchicaya, Opangault, Bazinga, Letembet, etc. Le pays a besoin de ces exemples qui montrent que nous pouvons travailler ensemble, avec toutes les forces politiques, pour l'avènement de l'unité nationale pour investir durablement car aucun parti politique et encore moins aucun homme politique ne peut se prévaloir de réussir seul, de mener seul ce grand chantier, surtout avec les drames que notre Congo a connus, de la réhabilitation de l'État et de l'assise de notre République née à Pointe-Noire le 28 Novembre 1958 sur de fondations solides. Oui, il nous faut cette unité nationale avec un Président de la République, chef de l'État qui l'incarne et définit la trajectoire du développement ; un Premier ministre, chef de gouvernement qui engage le pays dans sa réalisation par un financement public des entreprises qui seront mises en gérance. Il y va de la responsabilité de notre État de satisfaire les besoins des habitants de notre pays si l'on veut gagner la bataille de la paix sociale. Nous devons y parvenir pour rendre la paix si chère au Président de la République pérenne. Oui, j'affirme que nous allons y parvenir parce que nous sommes destinés à vivre ensemble, avec tous nos compatriotes au-delà de nos souffrances, de nos expériences douloureuses. Ces souffrances et ces expériences, qui nous interdisent toute chasse aux sorcières, sont désormais le ciment de notre unité pour bâtir ensemble notre pays puisque nous avons la même nationalité congolaise par la naissance ou par le lien affectif. Notre pays, qui s'étend sur toute l'étendue de la République du Congo, a pour vocation à devenir, pour chacun de nous, une nation pour tous, quoique l'on fasse !

 

J. L. M. : Monsieur le président, selon nos traditions, vous êtes musi tsundi, mwuana vimba, ntekolo vimba et ntekolo mbembe ; entre Bernard Kolélas et André Milongo, deux leaders charismatiques, aujourd'hui disparus, où vous vous situez-vous ?

M. B. : Votre question pourrait paraître tendancieuse ; fort heureusement la diversité culturelle est le fondement de l'Humanité ; c'est pour cette raison que l'UNESCO se bat pour faire valoir ces diversités culturelles. Je suis Congolais avec mes lignages et, c'est ma volonté de vivre dans notre pays avec cette conviction qu'il est une nation pour tous. Je respecte les traditions de chaque peuple, de chaque composante d'un peuple comme celles de chacun des habitants de notre pays. Aussi, je suis très fier des miennes car c'est cette diversité culturelle qui constitue le fondement multiculturel du Congo.

Je constate que vous vous êtes bien renseigné sur mes lignages... autant dire que ceux-ci me rattachent bien au-delà de ces deux personnalités. Je remarque que vous avez péché par omission en passant sous silence les liens avec mes parents Batékés ! Vous savez que mon nom de Nkouka me vient directement de Nkaka (grand-père paternel, N.d.R.) Nkouka Mazou qui indique une origine Batéké. Je suis donc le petit-fils d'un Batéké ; ce qui fait de moi, de manière intrinsèque, un Batéké. C'est aussi cela notre histoire... car chacun de nous a des liens si diversifiés, si profonds que nous avons tous des liens entrecroisés par les relations que nos grands-parents et parents ont tissées dans le passé au gré de l'histoire aux quatre coins de notre Congo. Aussi dire tel est "Nibolek", "Check", "Norvégien", "Mbenga", "Mwuana Mbuta", etc. n'est qu'injure à caractère tribal.

"Entretenir tel ou tel est kongo, sundi, lari n'a ni sens ni intérêt sauf à vouloir diviser"

Je suis heureux d'avoir pu croiser ces deux figures emblématiques de notre histoire politique, même de manière fugace. Les deux personnalités avaient des liens avec le Président Fulbert Youlou dont la vision politique et économique pour le Congo et l'Afrique s'exprimait dans l'Union démocratique de défense des intérêts africains (UDDIA-RDA). Sommes-nous en mesure de nous placer au-dessus des contingences politiques qui ont fait éloignées les deux partis, le MCDDI et l'UDR-Mwinda créées par MM. Kolélas et Milongo ? Oui, je le pense et j'y crois car que la situation socio-économique du pays le commande ; c'est pour cela que nous devons nous dépasser pour nous retrouver et œuvrer pour l'avènement du Nouveau Congo. Vu le contexte actuel, il me semble, que ce serait suicidaire de vouloir entretenir une quelconque division, dans n'importe quel département de notre pays ! La bataille de la paix sociale nous impose des décisions responsables qui mettent un point final à toutes les divisions qui ont causées tant de torts au Congo. Aussi, nous devons tout faire pour ne plus tomber dans les pièges orchestrés entre Fulbert Youlou et Alphonse Massamba-Débat d'une part et, entre Bernard Kolélas et André Milongo, d'autre part. N'est-il pas vrai que Massamba-Débat était le dauphin naturel du Président Fulbert Youlou ; que le Mbuta Bernard Kolélas avait pesé de tout son poids pour qu'André Milongo soit élu Premier ministre, chef de gouvernement avec les pouvoirs de chef suprême des Armées à la Conférence nationale souveraine. Aussi, il n'y a aucun intérêt à entretenir ou à soulever de telles querelles qui n'apportent rien puisque les quatre personnalités sont parties au Pays Lemba. Entretenir tel ou tel est kongo, sundi, lari n'a ni sens ni intérêt sauf à vouloir diviser pour pérenniser le désordre qui empêche la réhabilitation de l'État, partant l'investissement dans notre pays, dans nos districts. Du sud du pays au nord du pays, pour que notre pays avance, nous devons tous œuvrer ensemble pour la politique volontariste d'investissement.

Une Union Nationale pour la République du Congo

Aussi, j'appelle tous les amis politiques, depuis le nord du pays jusqu'au sud du pays, de nous retrouver au sein d'une Union Nationale pour la République ; une union qui ne doit pas se faire au détriment des uns ou des autres mais tous regroupés au sein de ce rassemblement, chaque composante gardera son identité, nous serons en mesure de travailler pour mettre en commun nos réflexions car aucun parti politique ne peut avoir le monopole de cette réflexion. Tous nos partis doivent travailler, pendant cette période, autour d'un Programme Commun de Gouvernement car chaque parti politique a une partie des solutions et toutes les parties rassemblées donnent la solution globale. Il y va de l'avenir du pays. C'est pourquoi, j'appelle les partis à dépasser ce cloisonnement pour ne plus être soit du côté de l'esprit de M. Kolélas soit du côté de l'esprit de M. Milongo ; cette vision politique est suicidaire pour tous. Ouvrons-nous et tout le pays nous suivra !

Nous devons donc aller au-delà de ces deux figures emblématiques en y associant tous les autres leaders politiques disparus car tous ceux qui ont donnés leur vie, pour le Congo, constituent le sous-bassement de notre République parce qu'il n'y a rien au-dessus d'elle si ce n'est la nation au sein de laquelle chaque habitant doit se retrouver par l'action de l'État et de son Administration Territoriale Publique pour créer des entreprises dans chaque district.

En d'autres termes, tous les hommes politiques, au-delà de leurs divergences politiques, partis siégés au Parlement du Pays Lemba, ne sont plus des martyrs mais bel et bien des Héros car ils sont devenus les remparts de l'assise du pays pour l'unité nationale.

 

J. L. M. : La population du Kouilou et de Pointe-Noire, tout particulièrement ceux qui ont adhéré au C.D.R.C., réclame votre présence à Pointe-Noire et au Kouilou, quel est votre programme de visites pour satisfaire le désir de vos militants de plus en plus nombreux ?


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M. B.Monsieur Malga, à vouloir limiter les adhésions essentiellement à Pointe-Noire et au Kouilou, c'est nous faire offense ! Il y a la Lékoumou, la Bouenza, le Niari ou encore les Plateaux où les choses se passent très bien ; de même dans le Pool et les départements nord du pays. Vous venez de constater vous-même l'adhésion importante des Congolais des départements nord du pays qui m'envoyaient des messages de soutien et d'encouragement.

Notre parti est structuré en fédérations. Chaque fédération épouse les contours de la région (département). Chaque fédération est autonome sous la responsabilité d'un président fédéral élu par l'assemblée générale régionale. Le peuple aspire au changement. Nous faisons un travail en profondeur au sein de nos fédérations réparties sur tout le territoire national pour le rendez-vous 2012 au cas où les élections législatives seraient convenablement et normalement convoquées. D'ailleurs, je prends à témoin, les Préfets et les sous-préfets qui se rendent compte de notre travail, de notre implantation à l'intérieur du pays. C'est pourquoi je redis à toutes les forces de progrès que la création de l'Union Nationale pour la République est plus que jamais d'actualité pour un Programme Commun de Gouvernement (PCG) pour que nous ayons la majorité à l'Assemblée Nationale pour réaliser le changement.

"L'IPPTE rend inéluctable la nomination d'un Premier ministre, chef de gouvernement."

En tout cas, je peux dire que les députés RMP/PCT sortants auront du mal à défendre leur bilan avecl'(IPPTEL'Initiative Pays Pauvres Très Endettés}) au sein de laquelle le gouvernement "curatellisé" de 100 jours qui persiste a entraîné de force notre Congo alors que celui-là aurait pu nous faire adhérer, si cela leur rendait si « heureux, très heureux », au club des Pays Riches Très Endettés ! Notre pays, avec ses immenses réserves pétrolières prouvées, son bois, ses autres ressources stratégiques de première et deuxième catégorie et sa population de moins de 5 millions d'habitants n'a rien à envier aux pays producteurs de pétrole du Golfe. C'est pourquoi l'IPPTE rend inéluctable la nomination d'un Premier ministre, chef de gouvernement. Qu'on vienne me prouver le contraire !

Toutefois, je l'ai déjà dit au point-presse du 14/01/2010, si le PCT se métamorphose, et s'il le souhaite, il peut faire partie de l'Union Nationale pour la République dès lors que nous travaillons pour la réhabilitation de l'État, dès lors que nous travaillons pour que le Congo soit uni, pour favoriser de nouveaux accouchements par l'investissement et l'unité nationale.

Oui, il y a des voyages prévus pour aller à la rencontre de la population, des habitants, des militants, des sympathisants. Je suis attendu fortement par les fédérations du Kouilou, de Pointe-Noire et, ensuite très certainement les Plateaux. Et ainsi de suite...

 

J. L. M. : Monsieur le Président, nous sommes à la fin de cet entretien, avez-vous un message particulier ou voulez-vous souligné au point qui n'a pas été évoqué ?

 

M. B. Le monde est dans une instabilité inquiétante à cause de la crise financière intra bancaire, multi nationale qui induit la récession économique mondiale. Pour l'Hexagone, l'Europe, les États-Unis, le Canada, le Parlement européen, etc., le Congo est un allié de premier choix incontournable. Notre sous-région renferme la quasi-totalité des ressources naturelles de la planète ; la proposition de construction des États-Unis de l'Afrique Centrale constituerait une vraie opportunité d'investissement pour nos amis des Mers du Nord pour relancer l'économie classique qui a fait ses preuves pour sortir du marasme économique dans lequel la quasi-totalité des pays de nos partenaires est plongé. En effet, les États des Mers du Nord ont des équipements et nous, nous avons besoin de ces équipements parce que nos pays d'Afrique sont à construire. Nous devons saisir cette opportunité pour réorganiser les relations Sud/Nord par un réel partenariat économique qui passe par la création d'entreprises ayant des objets sociaux en Afrique pour mettre fin aux échanges virtuels afin que l'axe Paris/Strasbourg/Washington/Afrique Centrale qui préfigure la relance économique internationale devienne effectif. Les capitaux/investissements ont besoin de consommation qui elle-même dérive de la production nouvelle ; in fine on s'acheminera vers la sortie de la récession économique mondiale.

Crise financière: "nous, hommes politiques africains, nous nous devons d'avoir des politiques incitatives intéressantes et innovantes d'attrait pour l'investissement"

La crise financière, loin d'être jugulée, continue de provoquer un séisme dans les marchés boursiers et, si l'on ne prend garde, risque d'engloutir tous les pays car il est à craindre que la Grèce, l'Espagne et le Portugal ne sont que le côté émergé de l'iceberg. D'où les questions : est-ce que l'emprunt de 7 000 milliards d'euros, que la BCE a fait, est-il suffisant pour contenir l'hémorragie, pour enrayer la dégringolade des bourses ; ne pourrait-on pas plutôt réinitialiser l'ensemble de tous les systèmes pour éviter le remake de 1929, d'ailleurs largement, dépassé ; ne devrait-on pas engager un vrai débat sur le rôle des banques centrales et des banques primaires, pour redéfinir le rôle de la monnaie, afin que les États ne soient plus la proie des spéculateurs prédateurs financiers qui jouent avec les marchés boursiers pour fragiliser les États et les rendre ainsi vulnérables ?

Pour le Congo, il est indispensable de ne pas faire l'économie de cette réforme si indispensable et que la Banque Centrale du Congo ne soit pas trop éloignée de l'Autorité souveraine, et que les banques primaires, du secteur Agricole, du Commerce Extérieur et de l'Industrie, accompagnent la création/réhabilitation des entreprises dans nos districts. Les banques doivent être au service de l'Entreprise et non à celui de la spéculation !

En conséquence, nous, hommes politiques africains, nous nous devons d'avoir des politiques incitatives intéressantes et innovantes d'attrait pour l'investissement ; c'est notre façon d'exercer notre devoir de solidarité vis-à-vis de nos partenaires des Mers du Nord qui, eux, ont le Know out et les équipements dont nous avons besoin, nous pouvons, nous devons les acquérir pour construire nos pays d'Afrique. C'est la voie préférentielle de la relance économique par la consommation par une production nouvelle des activités industrielles et commerciales et nous, d'offrir à nos concitoyens africains le confort de ces équipements acquis en échange des ressources naturelles.

Congo-Sangha 2010 social: dégager des solutions idoines pour l'Administration Territoriale Publique

Du Congo na biso à construire, je me félicite que le Président de la République ait renforcé définitivement et de manière irréversible la paix des armes ! Maintenant, tout le pays, tout le peuple, nous sommes en attente d'un signal fort pour qu'ensemble nous gagnions la bataille de la paix sociale, la plus difficile car elle doit être menée sur plusieurs fronts ! Pour gagner celle-là, il faut une politique volontariste de création, de réhabilitation des entreprises dans les districts par l'investissement public ; c'est de la responsabilité souveraine de l'État. Sans cela, comment allons-nous répondre au constat fait, par le Président de la République lors de son discours au Rond-point de Poto-Poto le 5 février 1979, « vivre durement aujourd'hui pour mieux vivre demain ! », qui, hélas, est d'une actualité criante par la potion amère IPPTE ?

Avec les recettes budgétaires de l'État estimées à 3 000 milliards de FCFA, tenant compte du service de la dette, passe à 6 000 milliards de FCFA, car aucune réévaluation n'a été faite suite à l'IPPTE, nous avons un budget 2010 exorbitant qui permet l'investissement public multiforme dans chaque district pour gagner la bataille de la paix sociale.

Aussi, le gouvernement ne devrait pas faire l'économie de l'audit des comptes de l'État ; ensuite, il pourrait convoquer une convention, sous le vocable, par exemple, de Congo-Sangha 2010 social. Celui-ci pourrait examiner toutes les situations de notre Fonction Publique pour dégager des solutions idoines pour l'Administration Territoriale Publique dans tous ses secteurs (routes principales, départementales, pistes agricoles, ponts et chaussées, bâtiments publics, écoles, cantines scolaires, dispensaires, centres hospitaliers départementaux, création et réhabilitation des entreprises, électricité, eau, voirie, études et suivis des projets, PTT, banques primaires, etc.).

Congo-Sangha 2010 social pourrait proposer des négociations avec les partenaires sociaux pour définir un calendrier de paiements à bonne date pour apurer la dette et des salaires bruts minimum garantis selon les conventions collectives (SBMG) ; déterminer les grandes lignes de notre Enseignement et concevoir la nature d'une université du Congo, avec plusieurs centres universitaires repartis sur le territoire national ; proposer des modalités de réinsertion des diplômés n'ayant jamais travaillés par des formations professionnelles et techniques pour la mise à niveau des aptitudes et des capacités ; présenter une politique globale de notre système de santé et de réinitialisation de tous les comptes sociaux pour la mise en place de la couverture sociale généralisée (CSG) ; inciter aux états généraux de l'Armée pour la réhabilitation de la Force Publique et l'ensemble des ex-miliciens.

C'est pourquoi pour 2012, les femmes et les hommes du Congo doit repenser dès maintenant de véritables alliances politiques aptes à comprendre les enjeux géopolitiques et stratégiques qui se jouent en Afrique, dans notre sous-région et singulièrement dans notre pays.

C'est pourquoi aussi, l'engagement irrévocable, pris devant la Communauté internationale, doit être tenu, pour la crédibilité du Président de la République. Les partenaires soutiennent cette voie de la stabilité du pays pour réhabiliter l'État, le premier investisseur de notre pays.

Là, le Président Sassou Nguesso aura donné une « signification politique » de son élection, en juillet 2009, afin que la trajectoire « Chemin d'avenir », par les Fondements de l'Autre politique, aboutisse au Congo na biso, le Nouveau Congo.


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