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L'Afrique, L'oubliée de la Reconfiguration du Village

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 "Tous les observateurs internationaux sont unanimes là-dessus car loin d'avoir des ressources inadaptées, l'Afrique est mieux dotée par la Nature pour l'industrialisation que bien d'autres régions du monde dès lors que les responsables politiques s'attelleront à la mise en place des marchés intérieurs."

 "Toutes et tous, nous avons tant de choses qui nous unissent afin d'apporter à notre pays Un et Indivisible, à l'Afrique, à l'Europe, aux Etats-Unis et au reste du monde notre contribution pour que la paix du monde perdure face à la crise financière qui débouche sur la crise économique. C'est cela la destinée du monde : vivre dans la tranquillité, la paix et la concorde ; et l'Afrique doit y contribuer activement !". Modeste Boukadia.

 Interview de Modeste BOUKADIA, président du CDRC réalisée par John Luis Malga du journal "Le réveil des Consciences" N°19 du lundi 17 novembre 2008

 

 Élections de M. Obama et M. Sarkozy, signe d'un changement politique

John Luis Malga : Monsieur le Président, avec l'élection triomphale du sénateur Barack Obama à la présidence des Etats-Unis par les citoyens américains, quel est votre sentiment ? Pensez-vous que cela soit un déclic pour l'émergence des Nations d'Afrique en se construisant sur la base d'Etats perdurables, et en particulier, en ce qui nous concerne, pour notre pays, le Congo Brazzaville, un signal pour le changement ?

Modeste BOUKADIA : Les considérations d'ordre rétrograde des derniers mandats de la présidence actuelle des Etats-Unis ne sont plus les priorités des citoyens américains d'aujourd'hui, loin de là ; en ce sens, les citoyens américains, comme toujours, montrent qu'ils sont et restent les pionniers qui avancent de façon pragmatique vers un monde nouveau meilleur, vers le changement. Il faut s'en féliciter et nous devons tous être heureux d'une telle transformation des esprits, de cette incroyable avancée pour rejoindre en pensée les autres peuples du monde. Les citoyens américains montrent par là que ce qui doit préoccuper l'homme politique véritable, ce sont les seules préoccupations quotidiennes des citoyens, et non pas celles de l'oligarchie en place. Je suis heureux que les vrais démocrates et républicains aient pris conscience de cette réalité avec la crise financière !

Dans tout pays, à un certain moment de son histoire, s'impose des points de rebroussement voire d'inflexion en édictant de nouvelles conditions aux limites pour insuffler la dynamique sensée produire en effet immédiat le changement recherché vers les objectifs souhaités. C'est ce qui s'est passé en France avec l'élection de Nicolas Sarkozy où le vote du peuple français a manifesté son ardent besoin de changement vers un monde meilleur. Et c'est ce qui se passe aux Etats-Unis avec la dynamique du président Barack Obama. Le Congo ne saurait échapper aux changements du monde actuel, ce que souhaitent vivement tous les citoyens de notre pays !

 

La crise financière et économique, un atout pour le Congo et l'Afrique

 

La crise financière mondiale actuelle met en évidence l'impérieuse nécessité de transformer les conditions aux limites qui définissent l'essence même du système dit capitaliste. L'archaïsme ne doit plus avoir droit de cité car nous devons d'abord stigmatiser les causes fondamentales de cet état de fait avant de proposer les nouvelles conditions indispensables à l'édification d'un nouveau monde qui éradiquera effectivement la misère en mettant l'Homme au centre du Projet, en satisfaisant les plus démunis et en stigmatisant les responsables de cette crise.

Afin de repartir sur des fondations sociales et économiques plus solides, plus viables, je suis sûr et certain que le Peuple congolais sera en phase avec cette belle histoire de la démocratie qui se déroule aux Etats-Unis. Je crois fermement que notre pays sera le premier en Afrique où la transition entre l'ancienne classe politique issue du M22 et la nouvelle se fera sans heurts et dans la compréhension. L'heure est arrivée où les anciens dirigeants ne doivent plus avoir peur des lendemains. Oui, j'en suis sûr et certain, le Congo comme nombre de pays africains a tout pour devenir un havre de tranquillité dès lors que les successions se passent dans la quiétude des élections transparentes sans l'ombre d'un quelconque doute de qui que ce soit !

Nombre de pays d'Afrique dont le nôtre ont les capacités à devenir des entités industrielles performantes d'abord pour eux-mêmes à la condition d'obtenir les équipements nécessaires. Nos ressources naturelles sont là en contrepartie des équipements industriels indispensables. Tous les observateurs internationaux sont unanimes là-dessus car loin d'avoir des ressources inadaptées, l'Afrique est mieux dotée par la Nature pour l'industrialisation que bien d'autres régions du monde dès lors que les responsables politiques s'attelleront à la mise en place des marchés intérieurs. Car il est toujours plus facile de construire sur du neuf que sur du vieux !

La crise financière actuelle affectant les économies des pays dits développés est en train de les déstructurer industriellement par effet domino alors que nos pays présentent si l'on peut dire l'avantage d'un continent neuf, et donc plus accessible que d'autres à l'innovation. Bref, la crise économique qui se profile derrière la crise financière est un atout formidable pour les Africains dès lors que nous, les dirigeants politiques, nous saisissions cette opportunité pour nous exprimer à l'international comme partenaires afin de réinitialiser l'économie mondiale !

 

Situation économique et sociale du Congo

John Luis Malga : Précisément, comment décrieriez-vous la situation de notre pays aujourd'hui ?

 

Modeste Boukadia : C'est tout simplement le descriptif d'une situation générale catastrophique sur tous les plans, tant humain qu'économique; le pays a les ressources naturelles indispensables pour obtenir les équipements qui feront vivre nos citoyens normalement dans la tranquillité. Mais au lieu de cela, on le laisse s'enfoncer de plus belle comme si l'on voulait faire choir le cours de l'action "Congo-Brazzaville" afin de favoriser une OPA en sous-main ! C'est peut-être un deal passé entre le pouvoir de Brazzaville et la Chine pour asseoir la ChinAfrique !

Le seul constat apocalyptique qui s'impose, c'est l'échec de presqu'un demi-siècle de pouvoir du PCT/RMP et d'une génération des mêmes hommes politiques aux commandes du pays depuis près d'un demi siècle ! Comment imaginer que Denis Sassou Nguesso, un homme qui connaît bien les rouages du pouvoir, n'arrive pas à redresser la barre si ce n'est par l'usure du pouvoir, et surtout de l'entourage ministériel sensé agir ? Inutile de changer une pièce usée d'un moteur lui aussi usagé ; mieux vaut remplacer le moteur et changer tous les rouages du système car aucun bon mécanicien ne s'y risquerait sans mettre en péril sa crédibilité !

 

Le Congo a des ressources naturelles mais manque d'équipement

 

Le Congo dispose d'un des plus grands fleuves du monde, et ses habitants manquent d'eau courante et d'électricité. Le Congo produit des millions de barils de pétrole et il n'a pas de raffinerie. Le Congo a des ressources immenses, et il est dépourvu de tout : ni médicaments, ni écoles, ni dispensaires, ni routes, ni centrales électriques, ni éclairage public. Il n'y a pas d'instituts de formation professionnelle en tout genre ; l'éducation nationale et l'enseignement n'y sont que des mots sans contenu. Les droits les plus élémentaires de la vie n'y sont pas respectés. La majorité de la population, avec moins de 500 FCFA et encore, n'arrive pas à satisfaire le besoin minimum nutritionnel en restant sans nourriture pendant des jours, etc. Ils n'ont ni de quoi se vêtir, se soigner voire se loger. Grand nombre de nos compatriotes ont des pathologies liées aux carences nutritives importantes qui leur font gonfler les jambes ou provoquent des tremblements. Pendant ce temps, les responsables politiques et leurs familles vont en France et en Europe pour se faire soigner leurs petits bobos au lieu de réhabiliter correctement les structures de santé qui sont sur place afin que tout le monde en profite, et que le personnel de santé qui s'y dévoue avec abnégation agisse pour tous !

 

Dédommagement des victimes des guerres civiles

 

Pour ce qui est des biens d'autrui détruits pendant la guerre contre les civils, rien n'est fait pour réparer ou pour dédommager. Fait curieux, on exproprie bien des pauvres gens pour une bouchée de pain pour construire des taudis à l'identique des "banlieues parisiennes"; par exemple sur l'avenue des 3 Francs à Bacongo, comme s'il s'agissait de masquer les méfaits ou les preuves de la guerre contre les civils. On sait que cette partie de la ville a subi un nettoyage. Par contre, les responsables des exactions ou des destructions, eux, ont été dédommagés ou mieux encore, leurs biens ont été reconstruits. C'est vraiment du deux poids deux mesures !

A l'endroit de ceux qui ont perdu leurs biens bien acquis dans la guerre de prise de pouvoir, j'ai déjà dit il y a bien longtemps à qui de droit que le premier acte du gouvernement de M. Sassou Nguesso devait être la réparation et le dédommagement sans discrimination ; au cas où l'on ne saurait comment s'y prendre, j'avais même indiqué comment l'on devait procéder.

A partir des données de l'ONU datant de 1998, et de celles publiées en novembre 1999 du mémorandum d'information de l'Union Congolaise de Banques en soutien au Programme post-conflit de développement économique et social du Congo qu'avait initié le gouvernement du PCT, sur les 20 classes d'âges ayant maintenant entre 20 et 40 ans d'âge, il manque près de 750 000 âmes non compris les 69 907 réfugiés congolais recensés par l'agence du HCR. Aucune recherche n'a été faite pour les retrouver. Nombres de nos cadres congolais compétents, formés aux frais du pays, en sont encore à supporter l'exil en pays étrangers !

 

Réforme de l'économie congolaise

 

John Luis Malga : Monsieur le Président, revenons sur les élections législatives chaotiques et locales boudées par au moins 80% de l'électorat, un Président sortant subissant la colère des populations à l'occasion des obsèques de Thystère Tchicaya, on dit que le navire Congo tangue dangereusement. Comment voyez-vous l'avenir de notre pays ?

Modeste Boukadia : Le Congo est une nation souveraine qui dispose d'un Etat incarné par ses structures politiques et dont ses Administrations sont ses vecteurs agissants. Et tout Etat peut faire face à toute situation exogène qui s'impose de fait à lui. Quand une entreprise est en cessation de paiement, une seule solution s'impose : c'est le dépôt de bilan qui a pour but d'arrêter les comptes à un instant précis pour étudier si l'activité de l'entreprise est viable ou non.

Deux solutions se présentent alors ; ou l'activité est viable, ou elle ne l'est pas. Si elle est viable, il est décrété une poursuite d'activité, ce qui suppose une recapitalisation en fonds exogènes et le soutien des actionnaires en leur garantissant une gestion rigoureuse ; cela suppose aussi que les fournisseurs suivent dès lors que la vente des ressources est assurée ; on décrète alors un moratoire de la dette pour le cas où celle-ci n'est pas léonine sans abus de biens sociaux et sans surendettement abusif de la part des organismes prêteurs. Ou bien l'entreprise n'est pas viable, et c'est sa liquidation à l'encan par voie judiciaire ; si des malversations apparaissent dans la gestion antérieure, les responsables se voient éventuellement obligés à restituer les sommes détournées ; c'est la banqueroute frauduleuse, sinon c'est la banqueroute normale ; dans ce cas les dettes sont annulées, ce qui veut dire qu'elles ne sont jamais recouvertes.

Mais si l'on peut liquider une entreprise micro économique, il en va tout autrement d'un pays souverain du fait même de sa souveraineté, surtout s'il s'agit de malversations exogènes. Un Etat peut arrêter ses comptes à un instant donné pour étudier la licité des dettes et demander un audit de sa situation comptable afin d'établir un moratoire éventuel de l'endettement.

Aussi, du point de vue de notre pays, des solutions existent ; j'en ferais part à l'ensemble de mes compatriotes au moment opportun ; pour ce qui est des partenaires de l'Etat congolais, je me répète quand j'insiste sur la mise en place de notre marché intérieur, je ne fais allusion qu'aux devises issues de la vente de nos matières premières, pétrole, bois, etc. dont la gestion à l'interne de notre part sera différente de celle du régime actuel du PCT/RMP.

S'agissant de la colère des populations, c'est sans aucun doute l'expression d'un ras-le-bol, du dégoût de la politique dictatoriale menée par le général-président. A cela, il faut ajouter la frustration créée par l'opulence que la nomenklatura affiche, alors que tout le peuple est dans l'indigence la plus absolue. Enfin, il faut se rappeler que Jean-Pierre Thystère-Tchicaya fut le vice-président de l'Etat Major Spécial Révolutionnaire qui détenait les pleins pouvoirs après le président Marien Ngouabi lorsque le comité central du PCT fut suspendu suite à la grève générale du 24 mars 1976 lancée par la Confédération Syndicale Congolaise et l'Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise. En toute logique, M. Thystère-Tchicaya, « poulain » politique du commandant Marien Ngouabi, devait lui succéder. Mais l'histoire forcée en a décidé autrement au profit de son "ami" Denis Sassou Nguesso après la disparition du président Marien Ngouabi.

Quant à votre question sur le faible taux de l'électorat constaté aux élections législatives et locales, cela démontre que le peuple congolais en a assez du régime clanique incarné par le président du PCT et son clan RMP qui excellent dans la concussion. Je tiens à relever que pour la première fois dans l'histoire de l'organisation panafricaine, l'Union Africaine a dit clairement que le scrutin des élections législatives n'était pas conforme aux normes. C'est dire que l'Union Africaine ne pouvait pas cautionner ce que le Peuple congolais souverain avait rejeté en bloc.

C'est pourquoi, j'appelle l'Union Africaine à poursuivre dans cette voie lors des élections présidentielles de 2009. Car ces élections à venir seront l'occasion de savoir si l'Afrique et l'Union Africaine en tête ont tourné ou non la page des élections verrouillées d'avance pour des élections transparentes. Pour la même raison, j'en appelle également aux Peuples africains, européens, américains et du monde entier pour nous venir en aide et nous soutenir afin que le Congo aille de l'avant. A toutes les Congolaises et à tous les Congolais, nous disons clairement que nous ne pouvons nous permettre encore de nous diviser. Aujourd'hui, qui peut dire qu'il aime plus que l'autre ce pays, qui peut dire qu'un tel est plus patriote qu'un autre ? Toutes et tous, nous avons tant de choses qui nous unissent afin d'apporter à notre pays Un et Indivisible, à l'Afrique, à l'Europe, aux Etats-Unis et au reste du monde notre contribution pour que la paix du monde perdure face à la crise financière qui débouche sur la crise économique. C'est cela la destinée du monde : vivre dans la tranquillité, la paix et la concorde ; et l'Afrique doit y contribuer activement !

 

Conditions pour une élection présidentielle transparente au Congo

John Luis Malga : Le scrutin présidentiel prévu pour 2009 apparait comme celui de tous les dangers. A votre avis, Monsieur BOUKADIA, quelles sont les conditions qui doivent être réunies pour permettre une élection qui ne soit pas une mascarade ? Et n'entraine pas en conséquence des troubles ? Enfin, la question que tout le monde se pose, serez-vous candidat à la présidence de la République ?

 

Modeste Boukadia : Cher Monsieur, vous savez que mon combat politique est au service de notre pays et de notre Peuple, le seul à détenir le pouvoir, et aussi le seul à le confier à celui qu'il estime le plus apte à gérer notre patrimoine pour assurer l'échange de nos ressources naturelles contre des équipements dont nous avons tant besoin pour construire notre marché intérieur. Certes, les évènements passés lors des obsèques de Jean-Pierre Thystère-Tchicaya à Pointe-Noire et de l'ancien garde-du-corps de son épouse à Brazzaville sont à méditer ; mais c'est au Président sortant de décider en son âme et conscience de sa nouvelle candidature, ou non. Je ne doute pas que le scrutin présidentiel 2009 apparaisse comme celui de tous les dangers pour le pouvoir sortant, et non pour le Peuple congolais.

 

Bilan négatif de l'équipe de M. Sassou Nguesso

 

L'équipe du président sortant n'a aucun bilan favorable à présenter pour aller en campagne et briguer sa propre succession. Là se trouve le danger qui guette notre pays. Car lorsqu'on n'a rien à présenter, la tentation est forte de confisquer à nouveau la victoire du peuple. Pour nous, la question fondamentale n'est pas que le Président sortant se représente, ou non ; cela ressort de son libre arbitre et des principes démocratiques de notre République ; cela sera son libre choix que personne ne saurait lui contester. La question est que les élections se fassent de façon transparente sous contrôle de la communauté internationale pour une continuité sans contestations possibles. Je crois fermement que le Président sortant favorisera la tenue d'élection libre qui ne soit pas une mascarade et qui soit d'abord un moment historique fort pour notre Union Nationale. D'ailleurs vous noterez encore que le Président sortant vient à nouveau de s'y engager. Aussi l'on ne saurait douter de la parole présidentielle. La confiance dont notre Peuple m'honorera en temps opportun est pour moi sacrée. Je m'engage à oeuvrer en partenaire loyal afin que notre pays accède à la modernité et à une qualité de vie digne de nos ressources naturelles.

Avec ma très haute considération et le plus profond respect de notre Peuple seul souverain, en tant que candidat à la Présidence en 1997, avant le coup d'Etat, et bien conscient des enjeux du contexte international actuel, j'invite le Peuple congolais à prendre acte de ma candidature officielle en 2009 à la Présidence de notre République, Une et Indivisible.

 

La vrai opposition au Congo, c'est le Peuple congolais

John Luis Malga : Justement, face à cette échéance, la dispersion des forces de l'opposition ne va-t-elle pas faire le jeu de ceux qui pousseraient le Président sortant à la faute ? Que préconisez-vous pour déjouer ce piège ?

 

Modeste Boukadia : M. Malga, vous m'étonnez beaucoup en faisant état de la dispersion des forces de l'opposition ! Pensez-vous que le Peuple congolais soit dispersé dans sa misère ? Si vous parlez de ceux que le président sortant appelle « mes opposants » et qu'il instrumentalise, vous savez que le peuple ne les suit pas du tout ; mais au fait, à qui faîtes-vous allusion ?

Vous avez souligné que les chaotiques élections législatives et locales ont été boudées par au moins 80% de l'électorat alors que le pouvoir du président sortant et « ses opposants » avaient appelé la population à se rendre massivement dans les bureaux de vote. Vous avez vu le résultat. A ce propos, je félicite le Secrétaire général du CDRC qui, dans une analyse pertinente à la suite de ces élections chaotiques, déclarait le 10 juillet dernier : « Le pouvoir et "son" opposition désavoués ».

D'ailleurs que dit le président du PCT « qu'il n'y a pas d'opposition ici à l'intérieur, ce sont mes opposants en dehors de quelques uns qui sont à Paris ou à l'étranger ! » Autrement dit la vraie opposition, le Peuple congolais en son entier, est uni pour qu'une nouvelle génération marque l'histoire de notre pays. La France, avec l'élection de Nicolas Sarkozy, a donné le top pour qu'une nouvelle génération d'hommes politiques entre en classe ! Lorsque le candidat à la Maison Blanche, Barack Obama déclarait au pied de la colonne de la Victoire au coeur de Berlin en Allemagne devant 200 000 personnes « Peuples du monde, notre heure est venue ; nous ne pouvons nous permettre d'être divisés ; une nouvelle génération, notre génération, doit laisser sa marque dans l'Histoire », cette volonté participe de la même aspiration. C'est ce que je veux dire aussi à l'Afrique, et en particulier au Peuple congolais, que celui-ci ne peut demeurer hors de l'Histoire et de son Histoire. Voilà pourquoi je suis serein pour dire que la véritable opposition, le Peuple congolais, n'est pas divisée parce qu'elle aspire au vrai changement !

 

Le marché intérieur pour l'essor économique du Congo

John Luis Malga : Sur un plan général, notre pays connait une crise multiforme aigüe. A vos yeux, Monsieur BOUKADIA, quelles sont les pistes pour une sortie de crise ?

 

Modeste Boukadia : Sur le plan économique, la piste principale est celle de la mise en place de notre marché intérieur. Celui qui permettra le lancement d'une vraie politique de grands travaux afin que chacun crée ses propres structures économiques avec un objet social viable. C'est la condition pour que chacun reçoive des autres un revenu. En fait, je propose d'engager une politique tournée vers les revenus qui supposent toujours un emploi plutôt que vers l'emploi le plus souvent sous rémunéré. Avoir un emploi ne veut pas forcément dire avoir un revenu suffisant ; de même le bénévolat est une activité sans revenu, ce qui suppose qu'un bénévole ait par ailleurs une activité rémunérée ; s'il n'en a pas, il n'aura pas de pouvoir d'achat. Voilà pourquoi je privilégie la politique des revenus en échange d'une activité viable rémunérée convenablement afin que chacun achète la production de l'autre. Naturellement, le moment venu, je détaillerai comment mettre cette politique économique en place. En tout cas, le CDRC réfléchit depuis longtemps sur les solutions à apporter au pays pour rétablir les aspects essentiels de la vie courante, sans oublier les réparations et les dédommagements voire la prise en charge de handicaps et de tous les traumatismes causés par les guerres successives. Toutes ces mesures sont à engager de manière globale pour éviter les distorsions et les frustrations.

Sur le plan politique et institutionnel, nous proposerons un compromis politique clair auquel chacun des acteurs de la vie politique sera amené à s'exprimer librement. Chacun devra cette fois-ci ne plus jouer au plus malin car c'est la division qui a empoissonné trop souvent la vie de tous. Nous comptons sur l'aptitude de chacun à ne pas mettre en doute le patriotisme des uns et des autres afin qu'ensemble nous regardions de l'avant et bâtissions le Congo dans un même élan. Pour les cadres du pays et les autres compatriotes disséminés à travers le monde, des dispositions seront prises pour qu'ils regagnent le pays. Le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires et indispensables pour permettre leur réintégration rapide dans leurs domaines de compétences. Nous veillerons à ce que les arrivants et ceux qui sont restés sur place travaillent dans les meilleures conditions de cohabitation car les expériences des uns et les aptitudes des autres sont indispensables pour le pays. Il y a la place pour tout le monde !

Enfin, nous avons le devoir de réhabiliter notre Mémoire politique depuis la résistance à la pénétration des Peuples des Mers du Nord dans notre pays, en passant par la guerre de 1959, les tragédies de la fausse révolution de 1963 et ses conséquences, la « semaine rouge » et ses « prolongements » de Binfouiti, les conséquences des guerres imposées aux civils depuis la Conférence Nationale Souveraine jusqu'à ce jour. Personne ne doit être oublié dans cette réhabilitation pour que chacun puisse faire correctement son deuil. Il va de soi que les anciens Présidents de la République seront réhabilités à la fois dans leurs droits et leurs biens confisqués. Quant aux autres, ils auront droit à la reconnaissance de leur statut d'ancien président de la République.

 

Une solution Africaine à la crise monétaire internationale

John Luis Malga : Monsieur le Président, le mot de la fin ?

 

Modeste Boukadia : La question essentielle pour engager une politique généralisée d'équipements est la fixation du prix-plancher du baril pour fixer le niveau de nos engagements sécurisés envers nos fournisseurs historiques. Il nous faudra définir ce niveau fixe avec eux tout en sachant en définitive que l'intérêt de nos partenaires historiques est d'avoir un flux fixe d'équipements échangés contre un flux fixe de ressources naturelles indépendamment de toute spéculation. Car ne dit-on pas que « la hausse est à craindre et la baisse est à redouter » ?

En guise de mot de la fin, je souhaite dire qu'il appartient au Peuple souverain qui sait bien que le moment est venu pour passer à une AUTRE POLITIQUE, celle de l'intérêt général. La crise financière actuelle, en remettant à plat le système monétaire et les conditions du crédit pour que celui-ci ne soit plus une création systématique de vraie fausse monnaie à l'origine de la crise, va finalement nous être salutaires à moyen terme. Le fait incontournable sur lequel la crise n'a pas de prise est que l'Afrique fournit énormément de matières premières dont les économies des non Africains ont besoin. En attendant la stabilisation des cours, les contrats pourront toujours s'établir selon les règles du troc à défaut de civilisation monétaire, ce qui revient en fait à la politique salvatrice d'équipements contre nos ressources naturelles. Ceci nous permettra d'échapper enfin à la malédiction de nos matières premières !

Il est symptomatique que notre continent, réservoir essentiel de ressources naturelles pour le reste du monde, soit celui des pays les plus endettés tout en étant laissé pour compte dans les grandes décisions à prendre pour reconfigurer le système monétaire international. Vous noterez qu'au prochain G20 prévu le 15 novembre prochain près de Washington, personne ne représente l'Afrique ; quelle insolence, quelle indélicatesse, quelle manque de courtoisie ! Je suis outré d'une telle situation qui nous ramène implicitement entre le Singe et l'Homme !

Mais l'on doit se consoler car ce G20 va accoucher d'une souris en se rendant ridicule par les décisions qui y seront prises ; il suffit pour cela de lire le journal Le Monde du 31 octobre qui publie les cinq propositions fondamentales du président du FMI, à savoir :1/Mettre au pointdes prêts nouveaux pour soulager les problèmes de liquidités, alors que ce sont les excès de prêts titrisés qui ont conduit à cette situation ; 2/Augmenter les ressources du FMI, lequel est financé par les contribuables des pays dits développés, ce qui pose la question de savoir comment un insolvable peut financer un autre insolvable ; 3/Tirer les leçons des politiques qui ont conduit à la crise, alors que c'est son rôle depuis sa création en 1944 ; 4/Surveiller la mise en place des nouvelles mesures, ce qui en soi n'est pas une mesure ; 5/Aider à repenser le système mondial, ce qui en soi ne saurait être non plus une mesure fondamentale ; mais attendons, rira bien qui rira le dernier, surtout nous Africains qui ne sommes conviés à rien !

Bien évidemment, je suis de l'avis du Président Denis Sassou Nguesso sur ses propos bien réalistes et si courageux qu'il a tenu à l'ouverture du 6ème Forum du Développement Durable qui s'est déroulé à Brazzaville le 29 octobre dernier quand il a dénoncé cette inqualifiable mise à l'écart de l'Afrique du débat décisif sur la refondation du Système de Bretton Wood qui va se tenir à Washington le 15 novembre prochain pour tenter de réinitialiser le système.

Ses propos sont sans appel : « Il est inconcevable que l'Afrique, protagoniste de la vie internationale aux côtés de l'Amérique, de l'Europe et de l'Asie, soit mise à l'écart du débat décisif sur la refondation du système de Bretton Wood » ajoutant que « ce qui se joue aujourd'hui, c'est l'avenir du monde » et que « l'Afrique ne peut être tenue à la marge » ; c'est tout à fait notre opinion montrant par là que l'Union Nationale que j'appelle de tous mes voeux n'est plus une vaine utopie. Il est évident qu'une solution internationale à cette crise de fond ne saurait intervenir sans la présence d'une représentation africaine autre que celle de l'Afrique du Sud dont la présence évoque implicitement une connotation d'Apartheid pour les autres. Et il est bien vrai que le monde vit aujourd'hui des jours inquiétants et que « l'avenir immédiat de l'humanité paraît soudain aléatoire » ; mais c'est pire que ce que pressent notre Président ; car il ne s'agit pas « de replâtrer les fissures de l'édifice de l'ordre économique, financier et monétaire » pour réinitialiser le système à l'identique, mais de concevoir un nouveau logiciel, comme en informatique quand on est passé au System Operating Vista. Il faut se rendre à l'évidence que les « nuts » de quiconque ont disparu des circuits de l'économie physique et réelle absorbées par la virtualité de la finance. Disons qu'il est intéressant qu'une réunion sur la crise mondiale se tienne à l'initiative de l'Union Africaine et de la Banque Africaine de Développement le 12 novembre prochain à Tunis car nous allons pouvoir comparer l'analyse qu'en ont les Africains par rapport à celle de nos clients !

 

L'Afrique doit investir en équipements sur le long terme

 

La nouvelle génération politique d'Afrique doit avoir une claire vision d'ensemble entre le politique, la finance internationale, l'économie et ses implications dans notre vie quotidienne afin d'anticiper les évènements pour ne plus les subir. Aussi, il est important de connaître ses partenaires et ses zones de compétence, ou d'influence, afin d'établir des relations durables dans les secteurs-clés en réalisant des investissements en équipements pour du long terme.

Avec quels regroupements politiques, notre pays doit-il établir des partenariats solides ? Il y a d'abord le G6 où se retrouvent les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et l'Italie. Ensuite, le BRIC qui regroupe le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine. Entre les deux, il y a la jointure : le G8 qui n'est autre que le G6 auquel sont associées la Russie et la Chine. L'ambition du BRIC est de voir son Produit Intérieur Brut total égaler vers 2040 celui du G6. A ces groupements marginalisant l'Afrique, s'ajoutent l'Union pour la Méditerranée (Processus de Barcelone ou Euro-méditerranéen) et l'Euro-Sud-Afrique pour finir d'émietter la planète. C'est cela la configuration du monde. Et nous, le Congo et autres pays africains, avec tant de ressources, nous ne sommes nulle part alors que nous avons les ressources et les capacités !

Principe premier, la mauvaise gouvernance du passé ne doit pas handicaper celle du futur ; en conséquence, le passif des exercices passés ne doit pas être annexé à l'actif des nouveaux accords, tout en se posant la question du dumping social lors des échanges commerciaux qui laisse les peuples de moindre charge à la portion congrue et déstructure ceux de plus haute charge laissant les seuls apatrides tirer profit en thésaurisant leurs gains de façon off shore !

Peut-on laisser vingt copropriétaires du village planétaire se réunir en aparté pour décider au nom de tous de la reconfiguration mondiale du règlement de copropriété qui nous gère ? Cela doit être considéré comme une simple réunion préliminaire de certains copropriétaires puissants voulant défendre leur pré carré et conserver leurs intérêts dans le nouveau système sans plus, en s'entendant auparavant sur la position commune à adopter et à imposer. Dans une telle affaire d'une importance aussi considérable, puisque les décisions à prendre sont sensées reformater le système pour plusieurs générations en engageant la vie de tous et de nos enfants, de tels débats et discussions doivent se dérouler en toute transparence pour que personne ne se sente léser et flouer par des tractations d'arrière-salle qui sentent l'arnaque. Pourquoi ne pas proposer un tel projet de reconfiguration générale du système monétaire à un référendum mondial où tous les copropriétaires nationaux sont parties prenantes en tant que peuples d'un même village planétaire ? Ce serait l'avènement même de la Civilisation !

 

Audit de la dette de l'Afrique et du Congo

 

La grande question pour nous Africains est d'enfin réaliser un audit de notre dette laquelle semble s'identifier à celle des « subprimes » américaines à l'origine de la crise financière qui consiste à prêter une nouvelle monnaie gagée sur des biens nouveaux que les emprunteurs sont incapables de rembourser puisque celui-ci doit redonner la quasi-totalité de son revenu à son bailleur de fond ; c'est la technique même de la sorcellerie des Blancs [Lire "Comprendre la sorcellerie des blancs"] que j'évoquais récemment, par ailleurs, qui consiste le plus souvent à mettre le quidam en surendettement.

L'endettement de l'Afrique, et du Congo en particulier, est à analyser de façon transparente à la lumière de l'expérience « subprime » pour qu'enfin l'on reconnaisse la licité, ou non, des transactions financières dont rien ne dit qu'elles n'ont pas aussi contribué à la crise actuelle. Certes, la distorsion des revenus à travers le monde est le générateur de l'endettement qui ne pourrait exister avec une répartition homogène des revenus allant à l'encontre des prêteurs. Mais la récession mondiale de l'économie physique et réelle est la conséquence de l'activité financière débridée de tous prêteurs sur gage. C'est, à bien le relire, le discours du Président Jacques Chirac sur la fracture sociale quand il stigmatisait les prêteurs sur gage et la Banque !

Prenons garde que les pays extra Africains, nos créanciers, veuillent seulement « reconfigurer l'ensemble du système monétaire international » tout en conservant l'Afrique comme débitrice ; donc, ne rêvons pas trop sur les bonnes intentions des autres. A nous d'être vigilants pour que l'endettement reconnu illicite passe par pertes et profits dans cette « reconfiguration » ; la question des nouvelles parités fixes entre les diverses monnaies locales, y compris l'euro et le dollar qui ne sont que des monnaies locales « exogénisées » à outrance, suppose d'exclure l'arbitraire dans la redéfinition de la matrice des coefficients lambda servant à la conversion. Il ne faut pas confondre l'établissement d'un étalon monétaire mondial et celles de monnaies locales dont le rôle fondamental est la répartition dans tout anneau endogène qu'est un pays.

 

Réactualiser le contrat d'association Eurafrique

 

Quelle sera la place de l'Afrique dans ce nouveau système financier international alors que les Accords ACP vont être abrogés pour être remplacés par des accords directs d'Etat à Etat ? Cela semble expliquer l'attitude de Mouammar Kadhafi qui rejette en bloc l'Union pour la Méditerranée (UPM) et l'Euro-Sud-Afrique en considérant que ces "Unions" divisent l'Union Africaine en l'amputant de ses membres méditerranéens au nord du Sahara et ceux du sud.

On peut ainsi suggérer à la France de réactualiser le contrat d'association entre l'Europe et l'Afrique nommé Eurafrique, au lieu de privilégier la création des deux "Unions" ; cela aurait pour avantage immédiat de ne pas susciter la réticence ni de la Libye ni de l'Allemagne ; et aussi de permettre à l'Afrique de fournir les matières premières à l'Europe dans l'esprit de ce contrat d'association, qui date du temps lointain du Traité de Rome, et à l'Europe de fournir les équipements dont l'Afrique a tant besoin pour la mise en place de ses marchés intérieurs. Là sera le vrai partenariat pour une coopération dynamique qui ne tiendra plus compte de la manipulation financière au niveau des bourses et du système de crédit exogène qui asservit. De la crise financière ressort finalement que l'Afrique ne sera plus le pré-carré de quiconque.

 

La Banque Centrale d'Afrique, chambre de compensation

 

En définitive, le vrai mot de la fin est celui-ci : quelle joie de constater que l'anticipation que nous avions eu en caressant le rêve en 1999 quand nous avons créé à Paris le « Groupe d'action de réalisation de la banque centrale d'Afrique et pour la promotion de l'Union africaine, de la démocratie et des droits de l'Homme (G.A.B.A.) » finira par enfin se réaliser puisque la Banque Centrale d'Afrique doit naître en principe en 2021 ! Cependant son vrai rôle semble devoir se restreindre à celui d'une chambre de compensation entre banques centrales locales, chacune jouant un rôle fondamental dans la mise en oeuvre du marché intérieur dont elle est le centre. Ainsi, en couplant ces divers marchés intérieurs, aura-t-on enfin un marché global africain dont la Banque Centrale d'Afrique assura la compensation des paiements entre partenaires !

Tout cela ressort du fait incontournable qu'une banque centrale, par définition, ne peut être exogène par rapport à son entité centrale qui lui donne naissance ; c'est le talon d'Achille de la Banque Centrale Européenne à défaut d'entité centrale que serait l'Europe, avec un centre de décision unique ayant la capacité d'engagement de tous, et pour tous, voeux pieux qui ne saurait se réaliser de fort longtemps. Aussi, l'idée émise par le premier ministre de la City de Londres, Gordon Brown, de convertir le FMI en Banque Centrale Mondiale, de fait exogène par rapport à tous les pays du monde, est la généralisation d'une certaine off shorisation qui a conduit le système bancaire à ne plus dépendre d'aucune juridiction des Etats d'origine. Il est curieux que ce soit l'Angleterre qui propose cela, alors que la plupart des paradis fiscaux sont d'obédience anglaise. Faut-il y voir un « chapeautage » surtout, et à la fois, de la Federal Reserve, en tant que Banque Centrale des Etats-Unis, et de la Banque Centrale Européenne ? Et de plus, quand l'on sait que le FMI est en déficit de 100 millions de dollars, et qu'il vient d'établir sur la base du volontariat un plan de licenciement de 500 personnes sur 2900, à se poser la question de la licité entourant les octrois de 2 milliards de dollars à l'Islande, de 8 milliards à la Hongrie et de 16 milliards à l'Ukraine faits par un système financier en déficit ?

 

Les Congolais veulent le changement

 

Pour terminer sur notre pays, le Congo, qui a déjà tant souffert, il est inutile qu'il sombre à nouveau dans le chaos des intrigues. Oui, le Peuple congolais est prêt pour que notre pays change et vive à nouveau à l'unisson, dans la concorde, comme au temps où Jacques Opangault ne se lassait pas de dire « Ensemble, nous nous sommes donnés comme objectif de construire le pays. Nous voulons vivre et travailler les uns avec les autres... » J'ai un bon espoir et la conviction que chacun des acteurs politiques fera de son mieux pour qu'il montre la voie du changement politique pacifique afin que tous nos Enfants puissent regarder l'avenir avec sérénité. C'était le souhait de son premier Président, l'Abbé Fulbert Youlou quand il signait à titre discrétionnaire des décrets pour envoyer en France pour leurs études, par exemple Pascal Lissouba, Paul Kaya, André Milongo, Marien Ngouabi ou encore Joachim Yhombi-Opango. C'est ce Congo-là qu'il faut ressusciter, en tenant compte des expériences qu'il ne faut plus recommencer ! ET QUE VIVE NOTRE CONGO NA BISO ! Merci !

 

Modeste BOUKADIA, Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Candidat déclaré à l'élection présidentielle 2009 au Congo-Brazzaville

Le 4 novembre 2008

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